La Médiathèque vous propose de découvrir chaque mois un film documentaire de la plateforme Les Yeux doc de la BPI

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir les réalisateurs Élise Florenty, Marcel Türkowsky que nous mettons à l’honneur et leur film Don't Rush

Quelques informations sur ce film à retrouver : Don't Rush

2020, 53 minutes

«Don’t Rush» nous invite dans une chambre vaporeuse pour prendre le temps d’écouter l’émission de Giannis, dédiée au Rébétiko, musique née dans les banlieues pauvres d’Athènes dans les années 1910, composée par des exilés grecs revenus de Turquie. Depuis cette chambre dont nous ne connaîtrons jamais l’issue ou l’agencement exact, s’élève la voix du jeune homme, éclairant les musiques d’histoires et les enveloppant des nappes du haschich. Dans la pièce, un garçon dort, un autre écoute assis dans un coin. Tous les angles sont bons pour regarder ceux qui écoutent. Le film est brumeux, les hommes qui l’habitent apparaissent et disparaissent dans des éclats de corps, des reflets, des ombres. Le fil continu est celui des voix et de la musique. Ce n’est pas un Rébétiko assagi qui défile, les chants parlent d’amour, de départs, de drogues, de flics, de sabotages, et les pirates de la radio se reconnaissent. Vivre libre, aimer, fumer quitte à se frotter à l’illégalité. Les paroles s’appliquent à tout contexte. Celui de Giannis est particulier. Il y a Athènes qu’il oublie parfois de rejoindre, il y a un procès bientôt, et il y a ces hommes et ces femmes qui tentent d’arriver par ici et que l’on empêche d’entrer. Exilés d’aujourd’hui, ils ont peut-être un autre Rébétiko caché sous leur manteau. Les histoires des chanteurs sont les leurs. Se traîner, prendre le temps d’écouter, le haschich ralentit l’esprit et les corps pour laisser de côté la crasse du monde - «Jette-moi dans la mer profonde» - sans jamais en noyer les douleurs. (extrait du catalogue Cinéma du réel 2020).

 

La famille ! Sujet littéraire par excellence, il ne manque pas à l’appel dans les romans de la rentrée.

La famille ébréchée, voire disloquée ; c’et sous cet angle difficile que sont écrit Ce qu’il faut de nuit (Laurent Petitmangin) mettant en scène un père seul avec ses enfants et Du côté des Indiens (Isabelle Carré) où Ziad, dix ans, intervient dans la vie de couple de ses parents. La difficulté, voire la douleur d’assurer le rôle parental sont au cœur d’Histoire du fils (Marie-Hélène Lafon) et Les fluides (Alice Moine).

Le sujet de la famille ouvre aussi sur celui de la recherche des origines et/ou de la découverte d’un passé secret ou ignoré (La cuillère, Dany Héricourt, Une rose seule, Muriel Barbery).

La famille parfaite n’existe pas, même les Legendre ont un petit dernier qui résiste au modèle de la performance (Un enlèvement, François Bégaudeau).

Au final, les manières de former un couple, de vivre sa vie amoureuse d’être parents, sont multiples, comme Sandra, Alexandre et Alba l’illustrent dans L’intimité (Alice Ferney).  

Et peut-être la famille heureuse n’est-elle pas une utopie, du moins La République du bonheur (Ito Ogawa) nous le fait croire.

A la médiathèque : 

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Concerts, anthologies, documentaires...

Découvrez les dernières acquisitions en films documentaires musicaux et concerts filmés de la médiathèque

Il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous pour les consulter. Belles découvertes !

Voici une sélection de 8 films documentaires mettant à l'honneur le Liban, ce pays si cruellement touché par la terrible explosion du port de Beyrouth qui a fait des milliers de morts et de blessés en 2020, sans compter la crise économique, la pandémie et les difficultés politiques qui la touchent depuis des années...

Retrouvez tous les mois une sélection de 10 films documentaires à visionner sur la plateforme du CNC - Images de la Culture

La Médiathèque est abonnée à la plateforme institutionnelle du CNC - Images de la culture.

L’idée est de faire - chaque mois - une sélection de 10 films issus de son catalogue qui sera disponible en ligne pour un temps donné.

Il vous faudra un identifiant et mot de passe qui vous seront indiqués dans l'article de la sélection en cours.

 

Identifiant : liban

Mot de passe : janvier

 

 Retrouvez ici la sélection du mois en cours

 

Retrouvez les derniers films de fiction ou documentaires.

Pour rappel, vous pouvez emprunter 10 vidéos sur votre carte, et vous avez la possibilité d'en réserver 3.

Bonnes découvertes !


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Retrouvez nos dernières acquisitions de textes lus documentaires.

 

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Si vous souhaitez retrouver la sélection de 2020, c'est ICI

Pour passer à l'année prochaine avec un peu d'allégresse, même si les rassemblements sont impossibles...: (re)découvrez des films joyeux !


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Aujourd'hui c'est avec Nastasia Rugani que nous faisons mieux connaissance. L'occasion d'en savoir plus sur l'autrice de "Tous les héros s'appellent Phénix" dont le roman et l'adaptation bd avaient été beaucoup appréciés par les lecteurs de notre comité ado.

Comment êtes-vous devenue autrice ? J’ai encore du mal à dire « écrivaine » (que je préfère à « autrice »). Il ne suffit pas d’être publié. Et en même temps, je ne suis pas grand-chose quand je n’écris pas. C’est à la fois pathétique et vrai. Je crois que mon roman "Milly Vodović" a autorisé quelque chose. J’ai creusé des mondes, j’ai avancé dans mon écriture. Mais tout cela reste bancal. Je ne suis pas encore à la hauteur.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ? J’ai choisi d’envoyer mon premier manuscrit à l’École des loisirs car c’était une maison pour laquelle j’avais beaucoup d’affection. Je ne connaissais pas et connaît encore assez mal le monde éditorial. Ce n’est pas mon univers. Avec le temps, j’ai appris que mon domaine se trouve en enfance.

Au moment de l’écriture, le lecteur n’intervient pas. Mes personnages pensent à leurs désirs. Ceux qui viennent à mon imaginaire sont jeunes, et je me dois donc de respecter leurs réalités. Je ne l’envisage pas comme un choix. Je ne crois pas aux frontières en littérature. C’est simplement mon organe d’écriture qui habite un lieu peuplé d’enfants et d’adolescents. Dans la vie, je les trouve souvent plus intéressants. Je sais que tout cela a un rapport avec « le vrai », la sincérité de leur pensée même la plus détestable. On ne se cache pas en enfance, ou alors on y est forcé.

Avez-vous un auteur ou une autrice de référence ? Une obsession, oui. Toni Morrison.

Quelles sont vos sources d'inspirations ? Tout est source d’inspiration. Les paysages, les chaises chez quelqu’un, les cultures d’un autre pays, le timbre d’une voix, le geste d’un animal, un regard dans un bus. Quand j’ai l’impression de manquer d’impulsion, je cherche l’étrangeté dans un film, un clip vidéo, une photo, une illustration, quelque chose de politique et de surprenant qui offre une vision du monde, une vision singulière.

Comment naissent et se développent vos projets ? Une histoire naît toujours d’un personnage, de son intériorité qu’il me confie. D'où vient-il ? Il est sans doute le fruit de mes affinités, de mes bouleversements et de quelque chose d’autre, d’inattendu, que je ne comprends pas et souhaite explorer et saisir. Souvent, il y a plusieurs voix. Elles s’installent dans mon organe d’écriture. Mon travail est de tisser des liens entre ces parcelles étrangères. Tout ceci ne doit pas être très clair. J’ai du mal à expliquer ce qui est plutôt instinctif.

Lorsque j’ai l’impression que l’architecture du roman est solide, je commence l’écriture pure – le meilleur moment.

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ? Une adaptation théâtrale ou cinématographique. Illustrer le travail des autres et le mien, ici et à l’étranger. Voyager. 

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ? Un roman devrait paraître chez Gallimard jeunesse, dans la collection Scripto, en juin 2021. Et je construis l’architecture du prochain avec l’aide d’une splendide bourse du Centre National du Livre.

 

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Il y a toujours un moment où le jury se retrouve devant une table pour décider des gagnants et où on se demande si tout le monde ne peut pas gagner la première place... Mais nous avions promis des gagnants, les voici et avec eux les résultats pour le vote du public !

Ce sujet est très fortement représenté dans les romans de la rentrée, avec des textes français, américains, libanais, ivoirien…

La difficulté à faire un chemin, une vie, à s’intégrer reste la déclinaison majeure de ce thème, traitée de manière psychologique (Cet amour, Yasmine Khlat) ou policière (Les autres américains, Laïla Lalami), de manière chronique (Black Manoo, Gauz) ou sur plusieurs générations (Sublime royaume, Yaa Gyasi). Elle peut aussi devenir un moteur pour dépasser les haines, par exemple dans Les lumières d’Oujda (Marc Alexandre Oho Bambe).

Ce sujet est aussi abordé sous l’angle du déchirement par rapport aux origines, de la perte d’identité avec Sublime royaume (Yaa Gyasi) et Là d’où je viens a disparu (Guillaume Poix) ou de la difficulté à quitter son pays, avec Abobo Marley (Yaya Diomandé).

Le racisme est un thème voisin : les romans précités l’évoquent fréquemment.

Il est surtout abordé dans les romans américains et britanniques, avec la ségrégation de jeunes garçons noirs violentés dans un centre d’éducation dans les années 1960 (Nickel boys, Colson Whitehead), le « racisme  ordinaire » des Etats-Unis et la difficulté d’être soi (Mississipi Solo, Eddy L. Harris ; L’autre moitié de soi, Brit Bennet). En Angleterre, c’est l’invisibilité de femmes noires, de tous âges, qui est racontée et dénoncée, par Bernardine Evaristo dans Fille, femme, autre.

A la médiathèque : 

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La semaine dernière Victor Hussenot vous invitait à participer à un exercice de dessin autour du clown : "dessine le clown que tu voudrais être". Nous publions aujourd'hui vos esquisses. Les clowns tristes ou en colère et les clowns heureux se partagent la scène. Comme les célèbres "Monsieur Madame....", vos clowns expriment avant tout leurs émotions.

Un grand merci à tous les enfants qui ont participé !

 

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Victor Hussenot s'est livré lui aussi à l'exercice et vous dévoile son propre clown, le clown traceur !

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Des livres et des films sur quelques clowns fameux que vous pouvez trouver dans nos rayons :

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Retrouvez une sélection de films où Noël et le Jour de l'an font partie des acteurs principaux. Et puis, en cette saison, on a envie de grand air, de neige, de glisse...Belles (re)découvertes !


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