Dans l’atelier de # Bintou Dembélé


Comment êtes-vous devenue chorégraphe ?
Je ne sais plus, je pense que cela correspond à une urgence de dire à un besoin d’inscrire la création au plus proche de ma réalité de banlieusarde, queer et afro descendante. Je ne voyais pas grand chose qui me permettait de m’épanouir.


Y-a-t-il un livre, un film ou une musique qui vous a marquée lorsque vous étiez enfant ?

J’ai été marquée par des films comme King-Kong, Tarzan ou encore La couleur pourpre. Les musiques de Michael Jackson, Claude François ou Bob Marley. Mais j’ai appris ce que ces films cachaient comme réalités coloniales, exotisantes et violentes. J’apprends aussi que de nombreux artistes font l’objet d’une toute autre réalité que celle qui nous fait rêver. Nous n’avions que des livres achetés dans le cadre de demandes scolaires à la maison, je suis venue tard à la lecture.


Avez-vous un.e artiste (auteur, compositeur, réalisateur…) de référence ?
Non, cela varie en fonction de mes besoins, désirs, envies. En ce moment, j’apprécie beaucoup le travail du réalisateur Barry Jenkins. Mais cet été, j’ai découvert l’artiste Bisa Butler. Ne pas avoir de références me permet de rester ouverte sur des surprises inattendues.


Quelles sont vos sources d'inspirations ?
En ce moment, la quête du silence. Plus je m’en approche, plus j’ai de la créativité. Je pars du silence intérieur, la possibilité d’être à l’écoute de soi.


Comment naissent et se développent vos projets ?
Souvent dans des moments de tension, des moments où je me sens démunie, sans réponse.


Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ?
Nous sommes dans une période de chaos assez dense, je rêve de pouvoir m’isoler et réaliser une retraite pour collaborer avec la nature. Je pense au livre de Dénètem Touam Bona "La sagesse des lianes, cosmopoétique du refuge" qui vient de paraître chez Postéditions.


Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?

Il s’agit d’un solo que je devais performer mais mon père est décédé en avril 2020 des suites de Parkinson. Tout ce que je faisais jusqu’à présent s’adressait à lui. Je cherche d’autres fondations et à attiser une autre lumière en moi. Je vais donc trouver une autre personne pour être sur scène pour ce nouveau projet.


On est un peu curieux, acceptez-vous de nous montrer l’endroit où vous travaillez ? Une petite photo ?
Je suis constamment en mouvement, je ne travaille jamais très longtemps au même endroit. Actuellement je suis en résidence à l’Université de Chicago (photo ci-dessus).

 

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Portrait de lectrice


« Que lisez-vous en ce moment ? »

En ce moment je lis « la langue retournée de la culture » de Michel Simonot et j’alterne avec « l’imagination africaine en musique » de Kofi Agawu.


« Citez un endroit où vous aimez lire ? »
J’aime bien lire dans le train ou le métro, mais je préfère chez moi en soirée.


« Quel est votre plus vieux souvenir de lecture ? »
Je me souviens que je me rendais dans une grande surface à Saint-Michel-Sur-Orge pour lire des bandes dessinées comme Rahan ou Astérix et les gaulois.


« Que lisiez-vous étant adolescente ? »

Ce sont les bandes-dessinées des Marvel et des Comics que je me procurais d’occasion dans un marché.


« Avez-vous un livre de chevet ? »
Non


« Quels sont vos auteur.e.s préféré.e.s ? »
Mes artistes préférés sont Meshell N’Dégeocello, Kaytranada pour la musique, Toni Morrison pour les romans, Barry Jenkins, Steve Mc Queen et Alice Diop pour le cinéma, Kehinde Wiley et Bill Viola pour l’art contemporain, Pénélope Bagieu pour la bande-dessinée, Denis Darzacq, Gordon Parks et Zanele Muholi pour la photographie.


« Le fait de travailler avec le public enfant / adolescent a-t-il une signification particulière pour vous ? »

Je travaille peu avec le public Enfant / Adolescent car les sujets que j’aborde peuvent paraître durs pour ceux qui les accueillent.
Quand je le fais, c’est pour les accompagner et être à l’écoute sur les questions liées au racisme, au fait colonial et l’avenir qui s’annonce sombre.

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Retrouvez  "le syndrome de l'initié", un spectacle de Bintou Dembélé, le Mercredi 26 janvier à 20h30 à l' Espace 93

Durée 55 minutes

Avec "le Syndrome de l’initié", Bintou Dembélé réinvente la notion de rite. Elle convoque la mémoire du corps pour panser et penser sa vie. En réunissant des disciplines – la danse, la voix, la musique – qui lui tiennent à cœur, elle dessine un passage vers des territoires introspectifs. A la recherche de la lumière que chacun porte en soi.

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Dans l'atelier de... est l'occasion de faire plus ample connaissance avec un.e auteur.e. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Séverine Vidal

 

Comment êtes-vous devenue autrice ?

J’étais enseignante et je crois que je suis devenue autrice en faisant écrire les autres, mes élèves.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ?

J’ai démarré par l’écriture de roman, d’albums et de BD  « jeunesse » ; ça me semblait naturel et spontané, étant donné mon métier de l’époque. Et surtoit, évidemment, j’adore ça. Il y a une grande liberté, une diversité qui m’enchantent. Et puis, assez vite, j’ai écrit pour les plus grands, des romans young adult. La frontière est très mince entre ces littératures, s’il y en a une. D’ailleurs mon roman Quelqu’un qu’on aime, paru chez Sarbacane en 2015 (rayon ado) vient de paraître en poche chez J’ai lu (rayon littérature générale). Seule la couverture a changé ;)

Depuis quelques années, j’écris des scénarios de BD et de romans graphiques à destination du public adulte.

Avez-vous un auteur ou une autrice de référence ?

Plein !

Dans le désordre, mort.es et moins mort.es, français.es ou pas, romancier.es ou scénaristes de BD :

Perec, Kasischke, Oates, Russo, Bechdel, Rabagliatti, Fromm, Furmark …

Quelles sont vos sources d'inspirations ?

La vraie vie, mes enfants, la famille, celle qu’on aime, qu’on subit, qu’on s’invente … La nature, les voyages, la musique et, bien sûr, la colère. Dans la colère, je puise beaucoup.

Comment naissent et se développent vos projets ?

Un personnage qui s’impose, une phrase entendue, un nuage bizarre, un arbre aux racines comme des tentacules, un prénom, une sensation, trois notes de musique, des larmes en écoutant les infos : ce sont des graines.

Je les laisse pousser, tranquillement. Certaines s’imposent et s’installent durablement. Dans la tête, dans mes carnets.

Je prends quelques notes, et tout à coup, après deux heures, trois jours, six mois ou six ans c’est là, c’est prêt et il ne me reste qu’à écrire.

Je ne pars jamais d’une idée, d’un concept ou d’un message. Mais de mes personnages. Je crois en eux, ils existent et je les suis.

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ?

Il y a plusieurs projets d’adaptations audiovisuelles et j’aimerais qu’au moins l’un d’entre eux se concrétise.

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?

Oui, je peux !

J’ai toujours six ou sept projets, à différentes étapes d’avancement.

Dans mes carnets : ma prochaine BD biographique (après Dolto et Sand) sur une écrivaine, encore. J’en suis aux recherches, j’en dirai plus quand ce sera signé. Et trois projets BD pour adultes qui se baladent ici et là chez les éditeurs en ce moment, en attente d’un « oui » (dont deux adaptations de mes romans).

En cours d’écriture : un petit roman pour une série chez Milan, dont j’ai déjà écrit le tome 1, une BD jeunesse en trois tomes, Amanda Sparks (aventurière écologiste).

A l’étape des corrections : mon premier roman « adulte » qui sort en janvier prochain chez Robert Laffont. Il s’appelle Le Goût du temps dans la bouche, et il part à l’impression dans les jours à venir. Et l’adaptation de mon roman Pëppo chez Bayard, avec Elodie Durand au dessin.

On est un peu curieux, acceptez -vous de nous montrer votre bureau ?  Une petite photo ?

Un bureau perché, dans le bois et la pierre…

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 OPAC Sélection de notices

 

Retrouvez la sélection complète des livres de Séverine Vidal à la médiathèque ici.

 

Et son portrait de lectrice, sur Jeune et je lis, le blog du comité ado par là.

 

Avec 521 romans cette année, la rentrée littéraire ne déroge pas à la règle de la surabondance, malgré les promesses des éditeurs de ralentir la production...

La Médiathèque a (nécessairement !) sélectionné des romans, environ 70, parmi cette profusion de titres. Quelques repères pour choisir vos prochaines lectures :

La famille est une nouvelle fois un thème phare des livres de cette rentrée, sous la forme d'une saga américaine (Lorsque le dernier arbre de Mickaël Christie), d'une histoire abracadabrante (L'hôtel du cygne de Yueran Zhang), de folie (Le fils de l'homme de Jean-Baptiste Del Amo) ou de textes plus réalistes, comme Un tesson d'éternité de Valérie Tong Cuong.

OPAC Détail de notice

Les relations pères-fils ou filles sont au centre de La volonté (Marc Dugain) et de 907 fois Camille de Julien Dufresne-Lamy ; celles des mères avec leur enfant (fils ou fille) de Revenir à toi (Léonor de Recondo), Memorial Drive (Natasha Trethewey), Shuggie Bain (Douglas Stuart).

Avec Clara Dupont-Monot, c'est le sujet d'un enfant handicapé dans une famille qui est traité, dans S'adapter.

Sans surprise, l'amour est également un sujet très présent... L'amour passion avec Feu de Maria Pourchet ; celui qui brise les conventions avec Tout ce que dit Manon est vrai de Manon Fargetton ; ou encore l'amour conjugal, traité avec humour par Maud Ventura, dans Mon mari.

OPAC Détail de notice

La difficulté d'aimer est le sujet de Six pieds sur terre d'Antoine Dole et de La félicité du loup de Paolo Cognetti et la célébration de la femme aimée celui de Jacqueline, Jacqueline de Jacques Grumberg.

D'autres romans sur le même thème : Mon maître et mon vainqueur de François-Henri Désérable ; L'éternel fiancé d'Agnès Desarthe.

 

Après ces deux thèmes majeurs, la famille et l'amour, les romans se répartissent en une multitude de sujets....

Le retour sur le passé d'un personnage : Avant les années terribles de Victor del Arbol, La carte postale d'Anne Berest, Enfant de salaud de Sorj Chalandon ;

OPAC Détail de notice

L'immigration en France avec Comme nous existons de Kaoutar Harchi, Soleil amer de Lilia Hassaine et d'iraniennes en Irlande Une soupe à la grenade de Marsha Mehran ;

L'exil de l'Argentine avec Santiago H. Amigorena (Le premier exil) et de Cuba avec Leonardo Padura (Poussière dans le vent) ;

OPAC Détail de notice

La politique avec Temps sauvages (Mario Vargas Llosa) et la géopolitique, matinée d'aventure dans La rose des vents (Andréï Guelassimov) ; 

OPAC Détail de notice

Le chaos climatique et ses conséquences familiales et personnelles, avec Sidérations de Richard Powers, Hors gel d'Emmanuelle Salasc ou encore Climax de Thomas B. Reverdy ;.

La nature et son lot d'imprévus et de rencontres, avec Au-delà de la mer de Paul Lynch, Les ombres filantes de Christian Guay-Poliquin et Femme du ciel et des tempêtes de Wilfried N'Sondé ;

OPAC Détail de notice

La banlieue vécue par des adolescentes avec Grande Couronne de Salomé Kiner et Pour que je m'aime encore de Maryam Madjidi ;

L'univers de la police, avec G.A.V. de Marin Fouqué et  Milwaukee Blues de Louis-Philippe Dalembert ; 

OPAC Détail de notice

Les récits personnels avec Changer : méthode d’Édouard Louis et Le voyage dans l'Est de Christine Angot ;

L'étrange avec Le créateur de poupées de Nina Allan, La bonne chance de Rosa Montero et Ultramarins de Mariette Navarro ;

Le don (détenu par un personnage) dans Notre part de nuit (Maria Enriquez) et Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn.

OPAC Détail de notice

 

D'autres romans n'entrent pas dans cette "classification"... Vous les trouverez ci-dessous :

 OPAC Sélection de notices

Pour retrouver la liste complète des romans "inclassables", c'est ici

 

 

 

 

 

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"Avez-vous vu ?", une nouvelle rubrique pour vous faire découvrir un site dédié à une thématique en lien avec le monde de l'image et du cinéma.

 

Pour ce numéro de novembre, pour faire un lien avec nos propositions autour de la danse, en écho au film "Les Indes galantes, de Philippe Béziat", allons naviguer dans Numeridanse !

 

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Numeridanse est la plateforme de la danse. Elle donne accès à un fonds vidéo unique : spectacles filmés, documentaires, interviews, fictions, vidéo danse. Tous les genres, styles et formes sont représentés : butô, danse classique, néoclassique, baroque, danses indiennes, africaines, flamenco, contemporain, danses traditionnelles, hip hop, tango, jazz, arts du cirque, performance...

 

Ce site se découpe en plusieurs onglets : Vidéothèque / Thémas / Tadaam ! / ND LAB / Nos contributeurs

 

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> Sous vidéothèque, on trouve plus de 4000 vidéos à visionner.

 

videotheque

Avec des recherches par :

Index : Titres Auteurs Structures Collections

Genres : #Jazz #Contemporain #Classique #Danses urbaines #Danses traditionnelles #Danses de société

 

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> Sous Thémas, des webdocs, des parcours et des expositions virtuelles

 

thémas

 

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Sous Tadaam ! le portail jeunesse de Numéridanse

"Tadaam!
Ici, on bouge, on danse, on cherche, on joue, on apprend, on découvre, on s’amuse.
Tadaam, c’est ton espace de jeu, ta piste de danse !

Tadaam! c’est aussi un espace de ressources pédagogiques pour les enseignants."

 

 

tadaam

 

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> Sous ND Lab

"L'espace NDlab met en lumière une sélection de productions audiovisuelles pour le web. Vidéos 360°,webdocs, webséries, timelines, etc., ces projets ont un point commun : ils explorent la danse sous toutes ses formes, genres et styles.
À travers ces nouvelles écritures, découvrez les expérimentations des créateurs d'aujourd'hui et les innovations technologiques de demain."

 

ndlab

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> Sous Nos contributeurs

"Depuis sa création, Numeridanse se construit grâce à la complicité de professionnels de la danse engagés dans la diffusion de leur art. Ces contributeurs garantissent l’accessibilité des œuvres et participent au développement d’un projet international.
Ensemble, ils animent un paysage chorégraphique sur Internet.

Le contributeur permet à son œuvre d’être répertoriée dans une vidéothèque de référence accessible dans le monde entier : interview, documentaire, spectacle filmé, vidéo danse… Ce contenu, sous forme d’extrait ou dans son intégralité, est archivé et accessible à tous au sein d’une base de données dotée d’un moteur de recherche développé spécifiquement pour la danse.
En rejoignant la plateforme, le contributeur participe à la création de supports de médiation : expositions virtuelles, playlists, webdocs…"

 

Cliquez sur l'image pour y accéder

 

> Et en +, découvrez sur arte.tv #idancemystory

"Le projet :
#idancemystory est un projet interactif de street dance qui invite les fans de danse à partager des vidéos sous le hastag #idancemystory. Move préféré ou courte chorégraphie : tout est possible. Les vidéos sont en prise avec l’histoire personnelle des candidats. Les hosts sélectionneront les danseurs les plus intéressants et les inviteront à participer à une master class camp."

 

idancemystory 

 

 

A travers ses spectacles les plus récents, Bintou Dembélé aborde notamment le fait colonial afin de se réapproprier cette histoire. Ses chorégraphies explorent les notions de mémoire corporelle et d'identité.

 

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Dans les Indes galantes
Œuvre‑phare du siècle des Lumières, Les Indes galantes s’apparente à un éblouissant divertissement. Mais le premier opéra‑ballet de Rameau témoigne également du regard ambigu que l’Européen pose sur l’Autre – Turc, Inca, Persan, Sauvage, un ode à l’exotisme colonial. En 2017, le réalisateur Clément Cogitore signe un film explosif et très remarqué, adaptant un extrait des Indes galantes avec le concours de danseurs de Krump. Avec la chorégraphe Bintou Dembélé, il s’empare cette fois de cette machine à enchanter dans son intégralité pour le réinscrire dans un espace urbain et politique dont il interroge les frontières.

 

Dans le podcast #EXTRA2020, vous pourrez écouter la chorégraphe, interviewée lors de l'Afropolitan festival Bozar, expliquer les dessous de la création “Les Indes Galantes”.

 

 

 

A retrouver dans nos collections :

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En ligne sur la Philharmonie à la demande : une présentation de l'oeuvre.

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Dans Z.H., (Zoos humains), la chorégraphe  revient sur un pan de l’histoire coloniale : les exhibitions « de bons sauvages » lors des expositions universelles ou coloniales et questionne ainsi le présent : Comment le corps reste t-il imprégné de l’histoire coloniale et des représentations racistes ? Par la danse, le corps, le mouvement, elle interroge l’enfermement dans le regard de l’autre car nous continuons de porter en nous des rapports de domination hérités du colonialisme.

 

 

A retrouver dans nos collections :

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Dans S/T/R/A/T/E/S Quartet
Elle continue avec S/T/R/A/T/E/S Quartet – dont le titre fractionné évoque les lignes de faille de la mémoire intime – à interroger les hiérarchies raciales. La mémoire a ses strates, parfois traversées de fantômes. Avec trois artistes à ses côtés, Bintou Dembelé développe  une esthétique propre, creuse son rapport au passé.
Sur scène, des cercles tracés à même le sol renvoient aux cultures chorégraphiques où chacun peut occuper tour à tour la place centrale et se dépasser. S/T/R/A/T/E/S en fait un espace de palabre, où des états de corps inspirés du hip hop et du krump rencontrent la musique répétitive de Charles Amblard et la voix de Charlène Andjembé, entre jazz, blues et polyphonie d’inspiration africaine. En tant que chorégraphe comme en tant qu’interprète, Bintou Dembelé porte haut une histoire à la fois sociale et personnelle, en toute liberté. ©CND

 

 

 

Conférence "Modèles noirs" (15 mai 2019) | Spectacle Bintou Dembélé "Performance" de Bintou Dembélé avec Charlène Andjembé (voix) / Charles Amblard (musique)

Un colloque international de deux jours a été organisé conjointement par le musée d'Orsay et l'université de Columbia à Paris pour accompagner, compléter et prolonger les contenus proposés dans l'exposition « Le modèle noir de Géricault à Matisse » et les contributions faites au catalogue qui l'accompagne. Dans un esprit transnational et interdisciplinaire, les chercheurs invités à ce colloque ont traité des modalités de représentation des populations et des individualités noires dans l'art, la caricature et le spectacle vivant, modalités qui se déclinèrent dans des contextes historiques et politiques variés, y compris par-delà la France métropolitaine. La circulation de certains clichés entre les milieux de la scène et de l'art a été abordée, comme la prééminence de certaines personnalités noires restées célèbres dans l'histoire. On a cherché à analyser la récurrence à l'époque moderne et contemporaine de certains stéréotypes, en donnant la parole à des artistes d'aujourd'hui incluant cette dimension dans leur création."

 

 

 Dans "Mon appart en dit long", « Cette pièce illustre la mise en œuvre d'un nouveau processus de création pour moi.
C'est une mise en abyme, un autoportrait qui transite par le lieu du repli, de l'accueil, de l'espace-temps qu'est le lieu d'habitation. Le titre préfigure l’intimité vers laquelle je souhaite conduire le spectateur.
Comme une urgence de dire, je m’exprime par des états de corps. Dans ma danse, de petites boucles se répètent, s'amplifient, et se confondent par moments.
Nourri d'une énergie Hip- Hop expérimentale, dynamique et rythmique, le mouvement dévoile des atmosphères, par une gestuelle délicatement borderline qui contraste avec des silences donnant naissance à un geste serein.
C’est aussi l’histoire d’un corps face à son héritage culturel, qui se raconte.
C’est en tentant de préserver à la fois mon instinct et l’écoute de mon intériorité que je me risque dans cette pièce. »
Bintou Dembélé

 

 A retrouver dans nos collections :

OPAC Sélection de notices

 

Pour retrouver toute la sélection, c'est ici

La danse de Bintou Dembélé s'inscrit dans une pensée marronne.

Le marronnage au sens strict c'est une forme de vie et de résistance qui s'est développée en contrepoint des plantations esclavagistes. Le marronnage, c'est échapper à l'exploitation pour retrouver une vie libre. C'est un espace de refuge et de disparition.

Dans cet épisode de Palabre, elle parle du marronnage avec Dénètem Touam Bona, anthropologue, professeur de philosophie et écrivain. La pensée de Dénétem Touam Bona célèbre ce mode de résistance. Elle permet d'avoir une vision créatrice de la fuite, de la fugue.

 Dans cette vidéo, elle explique la notion de détournement ou comment un geste du  hip-hop, le footwork s'inscrit dans cette culture maronne.

 

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 Pour aller plus loin :

 

Dans nos collections, des documents sur le colonialisme :

OPAC Sélection de notices

Pour retrouver toute la sélection, c'est ici

 

Et pour aller plus loin, dans les thèmes abordés par la chorégraphe :

Célia MounWoke est à l’origine de l’incontournable podcast MounWoke dont tous les épisodes sont disponibles sur le média RAK. Régulièrement, cette femme d’une trentaine d’année décortique, examine, analyse des sujets aussi bien liés à la Martinique, qu’au féminisme, ou encore à la culture noire notamment dans l’émission de radio qu’elle co-anime, Piment, Dégustation en musique de ce qui anime le réel et le virtuel en compagnie de quatre passionnés de cultures noires aux opinions tranchées. Palais sensibles s’abstenir. Sur Nova, un samedi sur deux.

Retrouvons son interview sur le site Reine des temps modernes :

Célia MounWoke (Podcasteuse) – “Je suis une femme « noire » depuis que j’ai mis les pieds en France …”

rak radio

 

 

La chorégraphe Gisèle Vienne travaille autour des stéréotypes féminins. Depuis 2000, elle mène une investigation intransigeante sur le réel et l’identité qui hybride danse, théâtre et marionnette.Voici son interview au Monde en septembre 2021 :

gisèle vienne

En écho au travail de la chorégraphe Bintou Dembélé, découvrons les films de fiction et documentaires disponibles dans nos collections en lien avec les danses de rues.


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Tous les titres de cette sélection, c'est ici !

 


Enfin, voici la possibilité de découvrir Grünt, webzine et chaîne YouTube consacrée à la culture hip-hop. Créateur de Grünt, Jean Morel revient pour le CNC sur les spécificités et les différents volets de ce projet, des premières improvisations filmées jusqu’au Grünt Tour, dans lequel le journaliste et animateur part à la découverte du rap de différents pays d’Afrique.

 


 

De plus, c'est l'occasion de retrouver la sélection "Alors on danse !" qui fait partie des propositions dans les recherches aidées.

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Tous les titres de cette sélection, c'est ici !

 


OPAC Sélection de notices

Tous les titres de cette sélection, c'est ici !

Bintou Dembélé est une danseuse chorégraphe reconnue comme l’une des pionnières de la danse hip-hop en France.

 

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Dans son interview dans "Musique émoi" sur France musique en juillet dernier, elle explique qu'elle regardait l'émission de Sidney. Retrouvons ci-dessous les débuts du hip-hop expliqué par Sidney qui a présenté la première émission TV sur le Hip-Hop en 1984.

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En 2005, sa Compagnie Rualité a donné une conférence dansée au Théâtre d'Ivry Antoine Vitez et donne une vision de l'histoire de la Culture Hip-Hop de 1975 à nos jours... à travers la Danse, le Dj'ing, le Graff.

 

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La chorégraphe Bintou Dembélé évoque les différents styles de danse utilisés dans Les Indes Galantes

 

 

Artiste associée aux Ateliers Médicis, l’artiste Bintou Dembélé présente Palabre, un cercle de parole sur les savoir-être et les pratiques artistiques de la marge.

Retrouvez l'épisode 2 ci-dessous. D'autres épisodes sont disponibles sur la chaine youtube des ateliers Médicis

 

 

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Pour en savoir plus sur la culture hip-hop :

 

Du flow inégalable des rappeurs français à la vitalité du street art, en passant par les origines du mouvement, ARTE célèbre la culture hip-hop sous toutes ses formes. Vous pouvez y accédez en cliquant sur l'image.

culture hip hop arte

 

Vous pourrez y découvrir des films sur :

Bboys & Bgirls Africa
Entre l’entrée fracassante des Sud-africains sur la scène du Battle of the Year en 1997 et le couronnement du Marocain Lil Zoo au championnat du monde de 2018, le breakdance n’a cessé de se développer en Afrique.

Dans le Club
Le rap a changé, les rappeurs aussi.

La vraie histoire de H.I.P. H.O.P.
La vraie histoire de H.I.P. H.O.P réunit pour la première fois les artistes hip-hop d’hier et d’aujourd’hui qui acclament cette émission qui a changé leur vie.

Le son hip-hop !
Des pointures du rap aux étoiles montantes de la drill, plongez dans notre collection spéciale hip-hop.

Paris 8 - La fac hip-hop
Dans les années 90 une véritable révolution culturelle opère à Paris 8, l’université de Saint-Denis, en région parisienne.

French Game
Mouvement de contre-culture né de l'underground, comment le rap est-il devenu en 30 ans la nouvelle pop française ?

Saveur bitume
Saveur Bitume raconte l’histoire du rap, celle de chroniqueurs sociaux, d’artistes et d’entrepreneurs qui se sont fédérés pour devenir la musique préférée des Français.

Lost in Traplanta
Atlanta. Un Français un peu lunaire se fait larguer par sa petite amie, Destiny. Le seul moyen de la séduire ? Retrouver et reformer Outkast.

Les promesses du sol
Années 2000 : retour en quinze années d'archives inédites sur l'effervescence de la danse hip-hop parisienne.

The Rise of Graffiti Writing
La troisième saison de notre série "The Rise of Graffiti Writing" !

 

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De plus, voici la possibilité de découvrir Grünt, webzine et chaîne YouTube consacrée à la culture hip-hop. Créateur de Grünt, Jean Morel revient pour le CNC sur les spécificités et les différents volets de ce projet, des premières improvisations filmées jusqu’au Grünt Tour, dans lequel le journaliste et animateur part à la découverte du rap de différents pays d’Afrique.

 

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Que vous connaissiez ou non le site Numéridanse, n'hésitez pas à aller y faire un tour car on y trouve une multitude de vidéos consacrées aux danses urbaines.

 

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Le hip-hop et les autres formes de danse

Enfin, vous pouvez découvrir ou redécouvrir des vidéos sur la chaine Youtube de France musique.
Ainsi, nous vous proposons : Premier danseur de l'Opéra de Paris, François Alu s'inspire autant des Ballets Russes que de la danse hip-hop ou des personnages de super-héros de Marvel.
Véritable athlète - ses sauts relèvent de la prouesse physique -, il sait aussi interpréter avec grâce tout en modernisant la danse classique.
En plus de l'Opéra de Paris, François Alu fait partie de "3e étage", une compagnie de danse dont les ballets allient pédagogie et auto-dérision. Ainsi, François Alu excelle dans le one-man-show autour de la danse.

 

 

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A vos agendas !

Bientôt à la Philharmonie de Paris : Hip-Hop 360, Gloire à l’art de rue, du 17 décembre 2021 au 24 juillet 2022

hip hop expo philarmonie 860

 

Le hip-hop dans nos collections :

OPAC Sélection de notices

Pour retrouver toute la sélection, c'est ici

 

Les jours raccourcissent,

Les fenêtres de la voitures s'embuent,

Bientôt, il faudra, comme le font déjà certains plus en campagne, gratter le givre qui blanchit le matin,

Comme les jardins qui sur le chemin prennent d'ailleurs cette couleur uniforme...

Vous l'avez compris, bientôt vous brancherez votre sapin et comme Elvis dans la succulente histoire d'Ole Konnecke, vous vous déhancherez en entendant Chuck Berry chanter "Merry Christmas, Baby"... Bah oui, c'est Noël...

OPAC Détail de notice

Une sélection à lire chez nous ou chez vous, au rythme du calendrier !

 

Pour visualiser l'intégralité de cette sélection, cliquez ici !

 

OPAC Sélection de notices

La Médiathèque vous propose de découvrir chaque mois un film documentaire de la plateforme Les Yeux doc de la BPI

L'Ombre de Venceslao, un film de Caroline Rubens

2017, 54 minutes

"Ta mère est une p..." éructe le metteur en scène Jorge Lavelli devant des chanteurs médusés qui se frottent probablement pour la première fois et avec trop de retenue au texte de l'auteur argentin Copi, "L'Ombre de Venceslao".

L'Opéra de Rennes accueille en 2016, avant une tournée française et sud-américaine initiée par le Centre français de promotion lyrique, la création de cette oeuvre contemporaine écrite, composée, mise en scène par un trio d'origine argentine et dirigée par un hispanophone :

- à la plume, Raul Damonte Botana, alias Copi, auteur en 1977 de la pièce "La sombra de Venceslao", traduite en français par Jorge Lavelli vingt ans plus tard et montée au théâtre à cette occasion ;

- à la composition, Martin Matalon, autre Argentin installé à Paris, auteur d'une oeuvre luxuriante axée sur la musique de chambre et les partitions d'accompagnement du cinéma muet (Metropolis, L'Âge d'or, Un chien andalou) ;

- au pupitre, Ernest Martinez-Izquierdo, chef catalan rompu au répertoire opératique contemporain.

- Enfin, à la direction d'acteurs et scénographie, Jorge Lavelli, figure tutélaire du théâtre d'avant-garde (Gombrowicz, Copi, Arrabal...).

...le film témoigne avec acuité du défi artistique et logistique que représente la création d'un opéra contemporain.

Pour lire la suite et accéder au film, c'est ici !