Comment êtes-vous devenue autrice ?
J'ai écrit et réalisé un court-métrage d'animation, "Pépé le morse" en 2017, puis un roman graphique, "Flipette & Vénère" en 2020. C'est ce qui m'a offert le droit au beau titre "d'autrice" !
Avant ça j'avais fait plusieurs écoles, Estienne en Illustration, Gobelins et Poudrière pour ce qui est de la réalisation de film d'animation.

A quel public s'adresse votre bd ?
Je n'ai pas fait ce choix, mon album BD n'a pas de cible spécifique, je l'ai fait avant tout pour moi et j'ai pu constater que tout type de public pouvait se l'approprier. J'ai eu des chroniques de jeunes bloggeuses, des retours de papa trentenaires et même des témoignages très émus de soixantenaires. C'est une fierté !

Avez-vous un auteur ou une autrice de référence ?Flipette Vénère
Je cite toujours un nom différent à cette question, il y en a trop pour que je puisse en choisir un seul. Aujourd'hui ce sera Jiro Taniguchi ! J'ai découvert ses livres relativement tardivement, et j'ai été profondément bouleversée par la mélancolie calme qui habite ses livres, par le silence et la simplicité, par la douceur qui n'édulcore pourtant pas des questions existentielles vertigineuses.

Quelles sont vos sources d'inspirations ?
La photo particulièrement. J'aime bien avoir des sources très multiples et ne pas m'en tenir à un seul domaine, je déteste la sensation de travailler à circuit fermé : de m'inspirer uniquement de BD pour faire de la BD, puis uniquement de films d'animation pour faire un film d'animation.

Je pioche dans le cinéma de toute époque, la littérature jeunesse, le spectacle vivant, et beaucoup la photo.

Pour "Flipette & Vénère", ce n'est pas tellement une œuvre artistique qui m'a inspirée mais tout simplement la matière de ma vie, mes réflexions, mes questionnements, et puis le contenu médiatique quotidien.

Comment naissent et se développent vos projets ?
Intuitivement. Je ne me lance sur un projet que s'il me tiraille vraiment, si je lui sens une évidence, une nécessité à exister (mais ça ne m'empêche pas de douter sans arrêt !). Je suis certaine que pour qu'un projet "légitime" voit le jour, il faut une savante émulsion entre mégalomanie (je vais changer le monde et révolutionner le monde de l'art !!) et un doute existentiel cruel (j'arrête tout !! à quoi ça sert ??). J'ai la naïveté de croire que c'est ce doute qui permet l'exigence et la recherche, et qui évite de tomber dans de la facilité creuse. 

Un souhait à réaliser et/ou une envie de collaboration ?
Un long métrage d'animation aussi fantaisiste que les vieux Disney de mon enfance, mais moins moralisateur !

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?
Je suis sur l'écriture d'un long-métrage d'animation qui raconte l'histoire d'un petit garçon landais du XVIIIe qui est destiné à devenir berger mais qui rêve de devenir une sorcière...

 

Vous pouvez découvrir sur le blog Jeune et je lis, le portrait de lectrice de Lucrèce Andreae.

Et ici l'article consacré au roman graphique "Flipette & Vénère"

bureau lucrece2

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2021 est l’année du 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Cet événement historique est encore peu enseigné alors qu’il a laissé une empreinte très grande.

Le 18 mars 1871, Paris, écrasé par la défaite contre la Prusse et le siège de la ville, se révolte contre une Assemblée Nationale monarchiste. C’est dans ce contexte de défaite militaire et d’occupation, que la Commune  a été une tentative inédite d’instauration « d’une République démocratique et sociale » :

« L’assemblée parisienne élue le 26 mars 1871 a promu l’autonomie municipale, la séparation de l’Église et de l’État, la gratuité et la laïcité de l’enseignement, pour les filles comme pour les garçons. Elle a conforté l’idée de l’égalité femme-homme, ouvert l’accès aux responsabilités pour les étrangers au nom de la « République universelle ». Elle a affirmé le droit des catégories populaires à la culture et au « luxe communal ». Elle a poussé plus loin qu’en 1848 l’idée du droit au travail et d’un droit social. En bref, bien avant d’autres, au cœur d’une guerre civile atroce qui a fini par décimer ses partisans, la Commune de Paris a laissé entrevoir ce que pouvait être une politique publique de l’égalité, de la citoyenneté active et de l’émancipation individuelle et collective. » (Association Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871)

La Commune n’a duré que 72 jours. Elle fut violemment écrasée au cours de la « semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871.

La célébration des 150 ans de la Commune de Paris ravive des débats et montre combien cet épisode a marqué les consciences. 

 

 


Le 150ème anniversaire de la Commune a donné lieu à de nombreuses publications qui reviennent sur l'histoire foisonnante de cet événement fondateur.

Nous apprécions particulièrement "Paris 1871, l'histoire en marche" qui propose 21 circuits pédestres dans chaque arrondissement.

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L'histoire de la Commune a été beaucoup documentée par des témoignages directs.

Ces témoignages ont pu notamment mettre en avant le rôle des femmes, comme Louise Michel, Alix Payen, Elisabeth Dmitrieff, Nathale Le Mel... 

L'Union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés, qui devient l'Union des femmes est créé le 11 avril 1871 : c'est le premier mouvement ouvertement féministe. Les femmes obtiennent la mise en place de l'égalité des salaires, organisent des ateliers autogérés, créent de nombreux clubs pour diffuser les idées de la Commune.

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Parmi les livres parus cette année, nous vous recommandons celui de l'historienne Ludivine Bantigny, "La Commune au présent, une correspondance par delà le temps".

L'historienne a choisi de s'adresser par lettres à des protagonistes de la Commune, en faisant des ponts entre passé et présent. Un livre singulier et émouvant.

"L’événement reste de par le monde une source d’inspiration, car il permet de réfléchir à l’émancipation, aux solidarités et aux communs. Il nous concerne toutes et tous, de manière plus brûlante que jamais, et demeure évocateur par les espoirs et les projets qu’il porte. Tant il est vrai que « la Commune n’est pas morte »." (éditeur)

 

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L'histoire de la Commune a inspiré des auteur-es de roman et de bande dessinée. Parmi elles, 3 séries à succès :

commune

 

Les Damnés de la Commune de R. Meyssan, Le cri du peule de J. Tardi, Les Communardes

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Et retrouvez ci-dessous une vidéo d’ Hannelore Cayre, réalisée dans le cadre du Festival Hors Limites, dont le dernier roman Richesse oblige se passe en 1870-1871.

 


Des dizaines de chansons sont associées à la Commune de Paris qu’elles aient été composées avant, pendant ou après ses 72 jours d’existence.

On pense d’abord à L'Internationale, poème écrit par Eugène Pottier en 1871 à la gloire des travailleurs et dont la musique fut composée par Pierre Degeyter à Lille en 1888. Traduite dans de très nombreuses langues, cette chanson demeure le symbole des luttes sociales à travers le monde. La version russe d'Arkadi Iakovlevitch Kots fut l’hymne national de l’URSS jusqu'en 1944.

On pense également à l’emblématique Temps des cerises, dont les paroles ont été écrites par Jean-Baptiste Clément en 1866 et la musique composée par Antoine Renard en 1868. Moins guerrière que La Marseillaise, moins engagée que L'Internationale, cette chanson est devenue, après le massacre des Communards, le symbole de la Commune et des immenses espoirs qu'elle avait engendrés. Ses paroles peuvent aussi bien évoquer une révolution qui a échoué qu’un amour perdu. En 150 ans, elle a connu une kyrielle d’interprètes : Yves Montand, Tino Rossi, Charles Trenet, Cora Vaucaire, Mouloudji, Susy Delair, Colette Renard, Nana Mouskouri, Léo Ferré, Juliette Gréco, Joan Baez...


Citons aussi :

La Semaine sanglante, témoignage tragique de Clément évoquant les exactions commises par les Versaillais contre le peuple parisien avec toutefois une note d’espoir dans le refrain : « les mauvais jours finiront ! ».

Quand viendra-t-elle ?, texte de Pottier qui tout comme dans le Temps des Cerises, file la métaphore de l’attente douloureuse de la révolution dans une rencontre amoureuse qui semble ne jamais devoir arriver.

L’Insurgé également de Pottier qui serait un hommage à Auguste Blanqui, figure incontournable des luttes populaires du XIXème siècle mais qui n’a pas pu participer à la Commune puisqu’il a été emprisonné par Thiers le 17 mars 1871.

La Communarde, une reprise par Clément de l’un des airs les plus célèbres de la Révolution française, La Carmagnole, adaptée au contexte de la répression brutale de la Commune de Paris.

Pour le centième anniversaire de la Commune, Jean Ferrat écrira une chanson éponyme mettant à l’honneur les artisans et ouvriers parisiens, et leur « espoir mis en chantier ». En 1985, il rappellera dans Les Cerisiers sa fidélité aux idéaux de la révolution du temps des cerises.

Retrouvez toutes ces chansons et beaucoup d’autres dans nos playlists ci-dessous :

 

 

 
 

 

Et dans les rayons de la section musique de la Médiathèque

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Pour aller plus loin :

Les musiciens devant la Commune de Paris

Commune de Paris : la musique en exil

Musicopolis sur France musique

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La Médiathèque possède 2 films russes de 1929 : "La Nouvelle Babylonne" sur la capitulation de 1870, réalisé par G. Kozintsev  et "La pipe du communard" réalisé par C. Mardjanov, dans lequel on suit l'insurrection et la chute des ouvriers parisiens à travers les yeux d'un petit garçon qui accompagne son père sur les barricades.

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Parmi les nombreuses ressources numériques, voici celles que nous vous conseillons :

- Le site d’une association de référence, Les Amies et Amis de la Commune qui développe d’importants dossiers thématiques.

Vous y trouverez aussi une application pour une promenade communarde au Père Lachaise 

 

L’institut de France recense des ressources, propose des articles et podcasts d’historiens.  

Vous trouverez aussi la lecture de l’Insurgé de Jules Vallès par le comédien Samir Siad.

Vallès qui fut aussi journaliste et élu de la Commune, y raconte ses combats politiques, ses idéaux, et ses questionnements intérieurs. 

 

- Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France a sélectionné des documents.

- Commun Patrimoine, une nouvelle source de documents sur la Commune :  la bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune est accessible depuis le 18 mars 2021. 

Les médiathèques de Plaine Commune ont numérisé leurs collections sur la Commune de Paris, en partenariat avec Gallica et la BNF. Commun Patrimoine rejoint ainsi le réseau des bibliothèques numériques, « Gallica marque blanche » 

Vous y trouverez notamment la copie manuscrite de plusieurs pages de La Commune de Louise Michel,  le dossier préparatoire du Tableau de Paris de Jules Vallès …

 

- France Culture a réalisé une série d’émission : « Cinq idées reçues sur la Commune »

 - Le journal Le Monde démarre une nouvelle série de vidéo sur Youtube, #Flashback​​ qui a pour ambition de "raconter ce qui se cache derrière les photos qui ont changé le monde". Le 1er numéro consacré à la Commune revient sur les montages photos de l'époque. C'est passionnant  

- Vous pouvez aussi suivre le site éphémère des manifestations

 

- Sur Arte, le film documentaire Les damnés de la Commune de Raphaël Meyssan d’après ses romans graphiques (éditions Delcourt).

Le film est visible du 16 mars au 21 mai 2021. R. Meyssan a travaillé 8 ans sur des archives pour écrire ses livres. Il utilise ici ses images et une voix off avec le récit du personnage de Victorine, dit par  Yolande Moreau.

Lesdamnés

 

 

 

 

Une résidence qui abrite de multiples projets

La Médiathèque organise tous les ans un concours de dessin lors du Festival «Traits & Bulles». Isao Moutte, auteur/dessinateur de BD, était l’invité d’honneur du festival, dans le cadre du dispositif départemental de résidence Écrivain.e.s en Seine-Saint-Denis. Ces rendez-vous, si attendus autour du 9ème art, réunissent enfants et adultes avec des rencontres d’auteurs, dessinateurs, des performances, des ateliers et expositions... Cette année avec la crise sanitaire, la Médiathèque a adapté et réinventé le festival ainsi que le concours dessin en version digitale. Un grand BRAVO aux participants qui nous ont remis à nouveau de vraies merveilles et particulièrement dans la catégorie P’tits crayons, Roza Sleim, 2ème au concours et élève de la classe à projet BD.

 

Deux auteurs, un clown...

C'est pendant ce festival que le projet avec Isao Moutte et les élèves de CM2 de Galith Zeisler, institutrice de l’école Jules Ferry, a été lancé. 

Au commencement de notre projet, il planait dans la classe une ambiance d’enquêtes policières, de cases et de bulles. Puis des sélections de BD ont été présentées et déposées en classe, et là, nous étions dans la jungle, le fantastique, la magie…
Notre projet s’est enrichi de la présence d’un autre auteur-dessinateur de BD, Victor Hussenot, en résidence au Théâtre et école de clowns Le Samovar de Bagnolet. Victor Hussenot était accompagné de l'élève-clown « Foul » Marie Dubreuque. Victor, le dessinateur, croquait à la craie sur le tableau vert les expressions de Foul.

 

Et des élèves très studieux

Leurs interventions ont permis aux élèves d’accentuer le caractère de leurs personnages, de découvrir une nouvelle façon de dessiner un visage ou un personnage. La pose peut suggérer une action pour votre personnage et son expression faciale peut dévoiler sa personnalité. Jouer avec quelques éléments très simples peut vous aider à créer une multitude de personnages. Quand vous donnez à votre personnage une pose, il fait quelque chose. Vous créez un personnage mais également vous entamez une histoire. Simplement déplacer les yeux vers le haut, vers le bas, plus proche ou plus loin de l’autre, jouer avec la forme du nez, des oreilles, des yeux, de la tête. Des cercles, des rectangles, des triangles, ce sont des formes simples qui peuvent vous lancer.

 

Tout au long de ce projet, nous devions avec Isao, sensibiliser les élèves sur les codes, les techniques, la création d’un scénario, le storyboard afin de créer avec 30 auteurs, dessinateurs une BD collective de 6 pages.

 

Direction Angoulême !

Notre deuxième objectif était d’expédier cette BD pour participer au concours d’Angoulême réservé aux scolaires.

Aujourd’hui La malédiction des Cristaux d’or est entre les mains du jury d’Angoulême. Nous attendons maintenant les résultats !
Avec la participation de la Ville de Bagnolet, un tirage couleurs sera remis à chaque élève bédéiste.

 

Et bientôt aux Coutures

Toujours dans le cadre de la résidence d’Isao Moutte, un autre projet BD commence avec un groupe d’élèves du soutien scolaire du centre de quartier des Coutures avec le soutien de Victor Hussenot, et Foul. Les élèves créeront cette fois une BD individuelle avec l’aide de Lydia (animatrice) et Hélène (intervenante dans le cadre de l’atelier théâtre du centre). Un autre groupe d’élèves jouera l’adaptation d’extraits de la BD d’Isao Moutte La trêve chérie.
Si la situation sanitaire nous le permet, une exposition et une représentation sont prévues en mai.

Isao Moutte sera également présent sur d’autres événements à la Médiathèque comme le Festival Hors Limites.

 

Bravo à vous :

Nahia MAILLARY ROULEAU , Sofia QUAY, Jao ACHILLE ZALEWSKI, Naïm BOULAABI, Macire TRAORE
Halima DOUCOURE, Martin NICOLAS, Kemil GHAZOUANI, Antarpreet SINGH
Lylia LAOUITI, Roza SLAIM, Nenad DJORDJEVIC, Ludovic GOUERY, Amine TAHIRI
Ismaël BA, Élias LE BOLLOCH, Mohammed MARZOUK, Mériem CHEBA, Anae DE LUCENA, Leina MEKROUZ
Victoria GENIN, Zakariyaou TOURE, Kany DRAME, Ilyasse TAHORI
Youssouf CAMARA, Mohamed-Amine LABACI, Salim BERRAHMA, Karina IVANOVA
Galith Zeisler et Niza Augusty
Isao Moutte auteur dessinateur
Victor Hussenot et Foul Marie Dubreuque du Samovar.

Après les chansons interprétées par des sœurs, nous vous proposons celles interprétées par des frères (en duo, trio ou plus).

 

Découvrez notre playlist !

 

 

Inclassable. C’est le premier adjectif qui vient pour évoquer Marc Alexandre Oho Bambe et son œuvre.

Ecrivain de poésie et de romans, slameur, homme de scène, essayiste, Capitaine Alexandre (pseudonyme emprunté à René Char) multiplie les modes d’expression pour dire ce qu’il a à dire et faire vibrer le lecteur – spectateur – spectateur.

La plupart de ses textes fait l’objet de lectures, de mises en scène et en musique : Traversées pour Les Lumières d’Oujda, Réapprendre à vivre, un extrait de Fragments… Vous pouvez les retrouver ici : https://capitainealexandre.com/category/scenes/

« Le poème n’est accompli que s’il se fait chant, parole et musique en même temps. » Le choix de cette phrase de Léopold Sédar Senghor, sur son site Web, n’est pas innocent. 

Il nomme ainsi « OLNI » - Objet Littéraire Non Identifié – une de ces récentes œuvres, Fragments, qui associe à ses textes les visuels de Fred Ebami et la musique d’Alain Larribet. Mais sans doute n’est-elle pas la seule à répondre à cette appellation.

A l’image de son œuvre, les sources de Marc Alexandre Oho Bambe sont multiples : Omar Khayam, poète persan du 11ème siècle, et, plus proches de nous, Federico Garcia Lorca, la poésie française - Paul Eluard et René Char, notamment -, la littérature « nègre » - Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire -, la poésie haïtienne (René Depestre, Franketienne), Albert Camus, jusqu’à ses contemporains : Gaël Faye, Abd Al Malik, Oxmo Puccino, Christian Bobin…

Plusieurs thèmes phares, chers à l’auteur, traversent son œuvre. Trois d’entre eux semblent essentiels : l’humanité, l’amour, l’écriture.Marc Alexandre Oho Bambe à la Médiathèquede Bagnolet | Mars 2021

Capitaine Alexandre célèbre l’humanité au-delà des frontières, des conditions, de toutes les différences : dans le roman Diên Biên Phù, le soldat français Alexandre fonde une amitié indéfectible avec le tirailleur sénégalais Alassane Diop qui l’a sauvé de la mort et partage avec lui une profonde croyance en la valeur de l’être humain, en dépit de la guerre : « Alex, tu es mon frère, et notre fraternité est une fraternité d’âmes, pas celle promise par la République qui nous envoya dans cet enfer et massacra ici aussi, à Thiaroye, son honneur et d’autres de mes frères. » Dans Les Lumières d’Oujda, le Père Antoine, avec Imane, accueille dans sa paroisse les « fugees », en provenance d’Afrique subsaharienne et en route vers un Occident rêvé : « Il était. Incarnait sa conviction religieuse et ce qu’elle lui commandait, garder cœur et bras grands ouverts. / Aux damnés. Tous les damnés de la terre. »

Et dans la vie, le poète-romancier, « citoyen du tout monde » s’engage en intervenant dans les écoles et les universités, avec des ateliers d’écriture.

L’amour, dans les œuvres de Marc Alexandre Oho Bambe est une correspondance pleine et entière, de corps et d’esprit, entre deux êtres. C’est l’amour qui provoque le retour d’Alexandre, vingt ans après, à Diên Biên Phù, pour rechercher Maï Lan, avec qui il a vécu une histoire passionnée : « Ma mémoire flambe. Je flanche. Retombe./ En amour.. Maï Lan danse. Contre moi. Tout contre./Je rêve. Je jouis. De tout mon être. Replonge. En elle. » Les Lumières d’Oujda célèbre aussi cet amour entre le narrateur et Imane : « Et moi, j’en pince./Pour elle./ Modeste./Que j’aime./D’un amour./Qui délivre./L’âme./ Délie./La langue./Donne./Des ailes./Pour s’envoler./De soi./Vers soi./Je m’envole./Donc./Vers moi./Vers elle./Vers nous./Vers la vie. »

Des poèmes écrits par les protagonistes énoncent et subliment ces amours. L’écriture est un autre fil directeur de l’œuvre de Capitaine Alexandre, à différents niveaux. Dans la narration, elle apparaît avec l’écriture de ces poèmes, mais aussi, par exemple dans Les Lumières d’Oujda, avec ces ateliers d’écriture que conduit le narrateur auprès des jeunes qui ont quitté leur pays. L’écriture a ici une vertu curative et libératrice. Avec ces ateliers, les jeunes réapprennent à parler (« RAP ») : « Le sens est là. / Dans les moments partagés avec les jeunes, les sourires échangés, les rires aux éclats de vivre./ Ensemble./ Les mots dits, portés, offerts./ Ensemble. /Pour vaincre la tristesse et l’amertume des jours./Oublier la guerre, en soi. Autour. / Vivre ou revivre./ Ensemble. »

Et l’écriture, c’est bien sûr aussi celle de l’écrivain, avec ses jeux de mots, sa verve, son langage percutant, son camfranglais, ses poèmes, ses chants. Les Conf’errances poétiques (disponibles ici : https://capitainealexandre.com/words-music/conf-errance-poetique/) nous éclairent sur le chemin qui l’a conduit aux mots et sur sa compréhension de ce qu'est la poésie.

Inclassable, fort de la richesse de l’expression orale, écrite, dite, lue ou chantée, Marc Alexandre Oho Bambe ne se laisse pas enfermer dans un style, dans un genre, ni même dans des sujets. Parmi ses objectifs, son œuvre, exigeante, a celui de nous (re)donner foi en l’humanité.

 

 

 

Repères biographiques

14 août 1976 : naissance à Doula, Cameroun

1993 : arrivée en France, études d’attaché de presse

Travaille un temps dans le secteur de la communication.

2006 : fondation du Collectif On a slamé sur la Lune

2009 : Afriques Diaspora Négritude, hommage à Aimé Césaire et au Cameroun

2014 : Le chemin des possibles, édition La Cheminante

2016 : Résidents de la République, édition La Cheminante

2017 : De terre, de mer, d’amour, de feu, édition Mémoire d’Encrier (adapté en opéra slam baroque)

2018 : Diên Biên Phù, édition Sabine Wespieser (adapté à la scène)

2018 : Ci-gît mon cœur, édition La Cheminante (adapté à la scène)

2019 : Fragments, Bernard Chauveau éditeur (adapté en opéra slam)

2020 : Les Lumières d’Ojda, édition Calmann-Lévy

Marc Alexandre Oho Bambe anime des ateliers d’écriture dans les établissements scolaires et universitaires. Il est également chroniqueur dans différents médias : Africultures, Mediapart, Le Point Afrique…

Graphiste aux mains d'argent et mine d'or de connaissances, Yassine de Vos est souvent de la partie dans le petit milieu des événements graphiques parisiens. La diversité de ses centres d'intérêts vous a peut-être permis de le découvrir en tant qu'organisateur lors d'une exposition de Formula Bula, en tant qu'auteur au Monte-en-l'air pour la sortie d'un livre... Mais aussi, bien sûr, en tant qu'éditeur lors des publications de sa maison d'édition L'Articho où il officie en tant que graphiste, typographe, directeur artistique... aux côtés de son acolyte l'illustratrice Chamo.

Dernièrement, L'Articho a publié Couché de Vincent Mathy, un imagier décalé autour d'une posture que l'être humain associe instinctivement au repos, mais qui se révèle être multiple. A priori, couché, c'est dans un lit, alors pas de quoi en faire un imagier, et surtout pas pour les enfants. Détrompez-vous, si cet imagier s'adresse aux enfants à partir de 6 ans, il aborde des questions de société, bien plus philosophiques. Les enfants traînent sur le sol pour jouer, mais lorsque les adultes s'y mettent, c'est souvent pour des raisons beaucoup moins fun ! Intrigant, n'est-ce pas ? Son esthétique arrondie et vintage en décalage avec les sujets percutants  permet d'aborder en douceurs de vraies histoires de vie qui se tissent, sans qu'on ne les voit venir, entre deux images. Parfois sociétales, parfois politiques, la vie quoi !

 

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© Vincent Mathy

 

Yassine, donc, nous a fait l'honneur d'habiller notre plaquette "Pom Pom Pom, des Nouveautés pour les 0/3 ans", compilation des achats de l'année pour les tout petits, en partenariat avec les structures de la petite enfance du territoire bagnoletais. Covid_19 oblige, elle a été soumise à certains contre-temps, mais elle est là, elle arrive, très bientôt... En attendant découvrez l'artiste, il a répondu à nos questions!

 Yassine Pom Inside

 

Comment êtes-vous devenu auteur/ illustrateur ?

          Au départ je faisais de la BD. Mais à un moment, c’est un milieu qui m’a un peu fatigué. Je le trouvais trop fermé sur lui-même. C’est moins le cas maintenant. J’avais besoin d’aller voir un peu ailleurs. Or l’illustration c’est le milieu le plus proche, qui est par essence plus ouvert car ça se connecte avec mille choses. Des fois, même des trucs vers lesquels on n’irait pas. J’ai par exemple fait une grande frise pour une plaquette d’une société qui fait des montages financiers pour les autoroutes. On se retrouve donc à faire des commandes inattendues comme ça. Beaucoup de gens ont besoin de dessin pour plein de raisons plus ou moins valables. Ce boulot-là était marrant au final.

          Après je me suis rendu compte que l’illustration ce n’était pas trop pour moi en fait. Le vrai truc qui m’intéresse avant tout  c’est le livre d’images. Et en particulier pour enfant car il y a une vraie tradition, une culture qui part dans tous les sens. L’enfance touche beaucoup de gens. Donc les enjeux liés au livre jeunesse pour moi sont multiples et passionnants. On ne peut pas s’ennuyer en s’engouffrant là-dedans même si parfois il faut un peu bousculer certaines habitudes conformistes des éditeurs, des illustrateurs. Il y a des automatismes, des habitudes très ancrées qu’il faut toujours combattre.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ?

          En fait ce n’est pas vraiment un choix mais une opportunité que j’ai saisie et qui se concrétise de manière agréable. C’est aussi la rencontre avec Chamo. On a formé un duo qui perdure. Au moment où moi je saturais de la BD ça faisait un moment qu’on se connaissait et qu’on parlait tout le temps de dessin. Le fait qu’elle se destine à ce secteur ça m’a fait m’engouffrer dedans. J’avais déjà une attirance pour ça. Car je suis attiré par tout ce qui est dessin. Mon ADN c’est la BD, et la BD c’est du dessin, mais c’est aussi des livres. La BD m’a amené au dessin et au livre. Quand on a toujours lu beaucoup de BD, on trouve ça naturel de raconter des histoires en images dans des livres. Je pense aussi que la BD c’est une culture qu’on choisit soi-même. Je veux dire par rapport au livre jeunesse qui passe par le truchement des parents. Et c’est important de se construire avec une culture qu’on embrasse. Dès 6 ans et pendant toute mon enfance j’étais un boulimique de BD et aussi de littérature à l’époque. Mais j’ai laissé tomber la littérature car ce qui m’obsède c’est les images, qu’elles racontent un truc ou pas. J’aime ce qui est formaliste. En ayant évolué, je pense maintenant que le livre n’est pas forcément voué au côté linéaire d’une narration. C’est un objet plus complexe. C’est ce potentiel auquel il faut s’intéresser. Même si les histoires c’est bien aussi.

Yassine chamo Inside

©Chamo

 

Y-a-t-il un livre qui vous a marqué lorsque vous étiez enfant ?

          Le livre qui m’a marqué c’est Le jamais content! au Père Castor. Livre que j’ai toujours trouvé moche. Pour moi c’était du consommable. Le coté broché un peu cheap et les dessins un peu lambda. Mais l’histoire est conçue comme un conte. Pour moi il n’y avait pas d’auteur. Je le voyais comme un produit lambda mais avec une histoire qui tranchait par rapport à l’allure du bouquin. Ce qui me plaisait c’est le côté farce un peu comique et aussi le titre très fort. Ça reste un récit important pour moi, même si je ne l’ai jamais relu. Ma personnalité est proche du jamais-content donc je reste attaché a cette histoire. Mais sinon j’aimais surtout la BD «  Gros nez » étant plus jeune. Le schtroumpf grognon c’est moi aussi.

Yassine lejamaiscontent Inside

 

Avez-vous un auteur de référence ? 

          J’ai toujours était boulimique au niveau lecture. Dans la BD y a eu Fred qui m’a marqué durablement, qui a un imaginaire très fécond et une conscience du médium qui m’a marqué. Dans le livre jeunesse c’est plus les œuvres que les auteurs qui me marquent.

          Je peux citer des livre qui me viennent comme ça spontanément et qui pour moi sont des classiques :

Paysages Purée de Natacha Lesueur ( ed. Quiquandquoi )

Bloup bloup  de Shuntarô Tanikawa, Sadamasa Motonaga ( éd. Mijade )

La cuisine aux crayons de Hervé Tullet  ( éd. Phaidon )

Le plus grand livre du monde de Richard Scarry ( éd. Albin Michel )

Mouk de Marc Boutavant ( éd. Albin Michel )

Dans la Boîte de Dorothy Kunhardt ( éd. Mémo )

Ours Molaire de Vincent Pianina ( éd. Hélium )

Coloriage! de Jochen Gerner ( éd. Milan )

Colors/ Lines / Dots d’Antonio Ladrillo ( éd. du livre )

 

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Et j’ajouterais Grodada, les histoires de Choron, Schlingo et Rosse pour la revue du même nom qu’on a voulu rééditer avec L’Articho. Mais on n’a pas pu retrouver tous les dessins originaux.

 

Quelles sont vos sources d'inspiration ?

          Tout et n’importe quoi, mais surtout beaucoup de choses. Essayer de dénicher des livres rares dans les médiathèques ou les brocantes. Les magazines qui sont bourrés d’idées, de rubriques, de jeux, de plein de choses qui sont souvent des idées en germe à choper. Aller au centre culturel suisse feuilleter les livres de graphistes pointus. Instagram et les centaines de comptes intéressants avec des illustrateurs, des graphistes, des comptes qui montrent des vieux livres ou des jouets anciens. Les bons festivals comme Lanterna Magica, Formula Bula ou des petits festivals de microédition. Des endroits où les gens ont des idées pour faire les choses différemment. Le fanzinat est aussi une source riche à laquelle il faut s’abreuver. C’est dynamique et ça se renouvelle sans cesse. Impossible de s’ennuyer quand on suit cette scène.

Yassine Formulabula Inside

©Marc Bell

 

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ?

          J’ai envie d’organiser des festivals. J’ai beaucoup d’idées nouvelles pour ça. Et aussi un livre pour que les enfants fassent eux-mêmes leurs propres fanzines.  Essayer de les aider à cadrer ce qu’ils font assez tôt. Leur faire prendre conscience qu’ils peuvent facilement faire un fanzine et le reproduire à quelques exemplaires. Faire un objet avec ce qu’on produit c’est l’idée de diffuser, partager ce qu’on fait à une petite échelle, quelque chose de tangible. Mais aussi faire quelque chose qui soit plus important que soi-même comme disait Kubrick.

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?

          J’ai un projet de BD dans la collection Coco club qu’on lance bientôt à L’Articho. Une histoire de quête. Mais j’ai du mal à m’y mettre. Sinon j’espère pouvoir écrire prochainement un livre sur la pédagogie liée au dessin, sujet qui me fait réfléchir ces derniers temps.

On est un peu curieux, acceptez –vous de nous montrer votre bureau ?  Une petite photo ?

          Ça sera une capture d’écran de mon bureau d’ordinateur. C’est ça mon vrai bureau. Le fond d’écran c’est Caspar Friedrich, le peintre romantique. J’aime beaucoup ses paysages et en même temps ça ressemble beaucoup à un fond d’écran.

 

Bureau medium Capture décran 2020 11 26 à 23.33.46

 


 OPAC Sélection de notices


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Bibliothécaires et professionnelles de la petite enfance passent au crible la bonne pioche de notre libraire pour ne garder que le meilleur : une crème bien fraîche, onctueuse et qui se tient !

Pour couronner le tout (et perfectionner notre œil avisé), notre comité de lecture reçoit chaque année, un ou une auteur·e spécialiste de l'enfance, un·e créateur·rice qui dévoile son univers et les dessous de son métier. Cette année, Yassine De Vos s'est prêté à l'exercice implacable et pare en toute fantaisie notre plaquette ! Pour nous en faire découvrir encore plus, il a répondu à notre interview.

Vous pouvez visualiser et réserver les documents dans les sélections ci-dessous. Pour lire nos critiques (positives, toujours !), c'est en exclusivité dans la plaquette, en version numérique via Calaméo ci-dessous, ou en version papier à retirer sur place. Vous y dénicherez les petits plus de ces livres, pourquoi ils nous ont séduits et pourquoi nous pensons qu'ils sont particulièrement savoureux pour vos enfants.

 

 

Retrouvez toutes les sélections du Comité depuis sa création en 2015, et donc nos avis sur les livres "Ici". Ces livres sont rangés, dans leur grande majorité, en "album blanc", dans les bacs de livres-musique, ou parmi les albums documentaires pour les petits.

Si vous êtes professionnel·le·s du livre ou de la petite-enfance (de près ou de loin) et que vous souhaitez participer au comité, vous pouvez appeler le département jeunesse au 01.49.93.60.90 ou nous envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

En vous souhaitant de grands moments avec les petits !

 


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Le quatrième volet des chansons interprétées en famille est consacré aux groupes uniquement composés de sœurs : duos, trios ou plus.

Découvrez notre playlist !

 

Après la proposition de film de la plateforme Images de la culture du CNC, puis celle de la plateforme Les Yeux doc, retrouvez les films de fiction et films documentaires concernant l'Egypte.


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Toute la sélection ici

La Semaine du cerveau est un événement national dont la ville de Bagnolet est partenaire pour la troisième année. Ce festival permet à des chercheurs de porter à la connaissance du public leurs travaux de recherche en neurosciences, dans des domaines aussi variés que les émotions, le sommeil, le sport ou les apprentissages.

Cette année, la Semaine du cerveau proposera du 15 au 21 mars des événements en ligne avec de nombreuses conférences, dont vous trouverez le programme complet ici.  En raison de la crise sanitaire, les ateliers sur le cerveau organisés par la Médiathèque et l'Université populaire de Bagnolet auront exclusivement lieu dans les écoles et les collèges. 

A cette occasion, la Médiathèque vous propose également une sélection de ressources sur les troubles dys à destination des enfants et des adultes, thème qui aurait dû être abordé lors de cette semaine à Bagnolet. D'après la Fédération Française des DYS, les troubles dys sont des troubles cognitifs qui affectent les apprentissages, en particulier ceux du langage écrit, du calcul et du développement moteur. C'est pourquoi la médiathèque offre des outils pour mieux comprendre ces handicaps et des ressources facilitant l'apprentissage et l'accès à l'écrit.

 

Comprendre et faire comprendre les troubles dys

Pour mettre des mots sur l’origine des troubles dys, leur impact sur l’apprentissage, les soutiens et progrès possibles, nous vous proposons une sélection de documentaires et récits de vie accessibles dès 5 ans (voir ci-dessous).

A découvrir aussi en ligne : C'est pas Sorcier « Les troubles Dys » et Dyspraxie d’Adrien Honnons, deux vidéos documentaires qui rendent bien compte du courage et de la détermination quotidienne de ceux qui souffrent souvent de se sentir, bien à tort, « mauvais élèves ».

Adultes et parents d'enfants atteints de troubles dys trouveront également une sélection (voir ci-dessous), complétée d'une conférence en ligne intitulée Dys-moi tout ! Comprendre les troubles de l'apprentissage.

 

Découvrir la littérature quand on est dys

 Pour faciliter la découverte de la littérature, plusieurs solutions peuvent être combinées :

 

Les ressources numériques

La Médiathèque de Bagnolet vous propose, via notre abonnement à la bibliothèque numérique Story PlayR, des textes de la littérature jeunesse en police de caractère OpenDyslexic, atténuant les difficultés de lecture. Accéder à Story PlayR par ici.

Par ailleurs, la création récente du format numérique FROG qui intègre des outils de facilitation de lecture personnalisables, va permettre d’étendre encore la liste des ouvrages disponibles. Cette innovation est pour l’instant disponible via l’application payante Aidodys   et BibliOdyssée, offre de livres « augmentés » progressivement acquises par certains établissements scolaires et bibliothèques municipales.

PLATON est une plateforme en ligne gérée par la BNF qui permet aux déficients visuels et aux personnes souffrant de troubles dys de télécharger gratuitement des fichiers de livres adaptés en braille, en MP3 ou au format Daisy. Pour savoir si un livre est disponible, le catalogue en ligne peut être consulté ici. Pour télécharger le livre, il faudra vous adresser à un organisme habilité ou directement à la BNF lorsqu'elle réouvrira ses portes au public. Pour se renseigner: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 01 53 79 37 37.

 

Les ressources audio 

Un des meilleurs moyens d'accéder aux textes lorsqu'on est dyslexique, c'est de passer par l'écoute. La Médiathèque vous propose une large collection de livres audio qui permettent d'écouter des histoires pour les plus jeunes, des contes, des romans classiques et contemporains et même des textes documentaires.

Pour les adultes, voici la liste de tous nos livres audio de fiction et celle de nos livres audio documentaires.

Pour les enfants, vous trouverez ici la liste de nos livres audio sous la forme de CD.

Vous trouverez là la liste de nos livres audio sous la forme d'un livre-cd.

Vous trouverez ici toutes nos histoires en musique.

Cette offre est complétée par les collections des sites Story PlayR et Munki (bibliothèque sonore très prochainement accessible par le biais de notre site).

 

Des outils pour faciliter l'apprentissage

La Médiathèque met à votre disposition une petite sélection de manuels destinés à l'aide aux devoirs ( voir ci-dessous), adaptée aux lecteurs dyslexiques.

L'association Le cartable fantastique dédiée à l'inclusion scolaire des enfants dyspraxiques met en ligne cours, exercices, et manuels scolaires adaptés, ce du CP à la 3è et dans plusieurs matières. Vous trouverez également sur son site des conseils de lecture et des conférences .

Par ailleurs selon les recommandations « Accessibilité et adaptabilité des ressources numériques pour l’École » (A2RNE) du Ministère de l’Éducation Nationale, de nombreux ouvrages scolaires adaptés sont désormais accessibles en format numérique (offre payante des éditeurs).

 

De la recherche / des innovations

Bonne nouvelle ! Une étude de l’Inserm semble montrer que l’apprentissage de la musique favorise aussi celui de la lecture chez les enfants dyslexiques. Pour en savoir plus : ici

Et cette lampe récemment mise au point par des chercheurs bretons y contribue aussi, en supprimant une sorte d'effet miroir dédoublant les lettres dans le cerveau des lecteurs dyslexiques. Pas à la portée de toutes les bourses pour l'instant mais une bonne nouvelle quand même...

 


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