Graphiste aux mains d'argent et mine d'or de connaissances, Yassine de Vos est souvent de la partie dans le petit milieu des événements graphiques parisiens. La diversité de ses centres d'intérêts vous a peut-être permis de le découvrir en tant qu'organisateur lors d'une exposition de Formula Bula, en tant qu'auteur au Monte-en-l'air pour la sortie d'un livre... Mais aussi, bien sûr, en tant qu'éditeur lors des publications de sa maison d'édition L'Articho où il officie en tant que graphiste, typographe, directeur artistique... aux côtés de son acolyte l'illustratrice Chamo.

Dernièrement, L'Articho a publié Couché de Vincent Mathy, un imagier décalé autour d'une posture que l'être humain associe instinctivement au repos, mais qui se révèle être multiple. A priori, couché, c'est dans un lit, alors pas de quoi en faire un imagier, et surtout pas pour les enfants. Détrompez-vous, si cet imagier s'adresse aux enfants à partir de 6 ans, il aborde des questions de société, bien plus philosophiques. Les enfants traînent sur le sol pour jouer, mais lorsque les adultes s'y mettent, c'est souvent pour des raisons beaucoup moins fun ! Intrigant, n'est-ce pas ? Son esthétique arrondie et vintage en décalage avec les sujets percutants  permet d'aborder en douceurs de vraies histoires de vie qui se tissent, sans qu'on ne les voit venir, entre deux images. Parfois sociétales, parfois politiques, la vie quoi !

 

yassine inside couche

© Vincent Mathy

 

Yassine, donc, nous a fait l'honneur d'habiller notre plaquette "Pom Pom Pom, des Nouveautés pour les 0/3 ans", compilation des achats de l'année pour les tout petits, en partenariat avec les structures de la petite enfance du territoire bagnoletais. Covid_19 oblige, elle a été soumise à certains contre-temps, mais elle est là, elle arrive, très bientôt... En attendant découvrez l'artiste, il a répondu à nos questions!

 Yassine Pom Inside

 

Comment êtes-vous devenu auteur/ illustrateur ?

          Au départ je faisais de la BD. Mais à un moment, c’est un milieu qui m’a un peu fatigué. Je le trouvais trop fermé sur lui-même. C’est moins le cas maintenant. J’avais besoin d’aller voir un peu ailleurs. Or l’illustration c’est le milieu le plus proche, qui est par essence plus ouvert car ça se connecte avec mille choses. Des fois, même des trucs vers lesquels on n’irait pas. J’ai par exemple fait une grande frise pour une plaquette d’une société qui fait des montages financiers pour les autoroutes. On se retrouve donc à faire des commandes inattendues comme ça. Beaucoup de gens ont besoin de dessin pour plein de raisons plus ou moins valables. Ce boulot-là était marrant au final.

          Après je me suis rendu compte que l’illustration ce n’était pas trop pour moi en fait. Le vrai truc qui m’intéresse avant tout  c’est le livre d’images. Et en particulier pour enfant car il y a une vraie tradition, une culture qui part dans tous les sens. L’enfance touche beaucoup de gens. Donc les enjeux liés au livre jeunesse pour moi sont multiples et passionnants. On ne peut pas s’ennuyer en s’engouffrant là-dedans même si parfois il faut un peu bousculer certaines habitudes conformistes des éditeurs, des illustrateurs. Il y a des automatismes, des habitudes très ancrées qu’il faut toujours combattre.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ?

          En fait ce n’est pas vraiment un choix mais une opportunité que j’ai saisie et qui se concrétise de manière agréable. C’est aussi la rencontre avec Chamo. On a formé un duo qui perdure. Au moment où moi je saturais de la BD ça faisait un moment qu’on se connaissait et qu’on parlait tout le temps de dessin. Le fait qu’elle se destine à ce secteur ça m’a fait m’engouffrer dedans. J’avais déjà une attirance pour ça. Car je suis attiré par tout ce qui est dessin. Mon ADN c’est la BD, et la BD c’est du dessin, mais c’est aussi des livres. La BD m’a amené au dessin et au livre. Quand on a toujours lu beaucoup de BD, on trouve ça naturel de raconter des histoires en images dans des livres. Je pense aussi que la BD c’est une culture qu’on choisit soi-même. Je veux dire par rapport au livre jeunesse qui passe par le truchement des parents. Et c’est important de se construire avec une culture qu’on embrasse. Dès 6 ans et pendant toute mon enfance j’étais un boulimique de BD et aussi de littérature à l’époque. Mais j’ai laissé tomber la littérature car ce qui m’obsède c’est les images, qu’elles racontent un truc ou pas. J’aime ce qui est formaliste. En ayant évolué, je pense maintenant que le livre n’est pas forcément voué au côté linéaire d’une narration. C’est un objet plus complexe. C’est ce potentiel auquel il faut s’intéresser. Même si les histoires c’est bien aussi.

Yassine chamo Inside

©Chamo

 

Y-a-t-il un livre qui vous a marqué lorsque vous étiez enfant ?

          Le livre qui m’a marqué c’est Le jamais content! au Père Castor. Livre que j’ai toujours trouvé moche. Pour moi c’était du consommable. Le coté broché un peu cheap et les dessins un peu lambda. Mais l’histoire est conçue comme un conte. Pour moi il n’y avait pas d’auteur. Je le voyais comme un produit lambda mais avec une histoire qui tranchait par rapport à l’allure du bouquin. Ce qui me plaisait c’est le côté farce un peu comique et aussi le titre très fort. Ça reste un récit important pour moi, même si je ne l’ai jamais relu. Ma personnalité est proche du jamais-content donc je reste attaché a cette histoire. Mais sinon j’aimais surtout la BD «  Gros nez » étant plus jeune. Le schtroumpf grognon c’est moi aussi.

Yassine lejamaiscontent Inside

 

Avez-vous un auteur de référence ? 

          J’ai toujours était boulimique au niveau lecture. Dans la BD y a eu Fred qui m’a marqué durablement, qui a un imaginaire très fécond et une conscience du médium qui m’a marqué. Dans le livre jeunesse c’est plus les œuvres que les auteurs qui me marquent.

          Je peux citer des livre qui me viennent comme ça spontanément et qui pour moi sont des classiques :

Paysages Purée de Natacha Lesueur ( ed. Quiquandquoi )

Bloup bloup  de Shuntarô Tanikawa, Sadamasa Motonaga ( éd. Mijade )

La cuisine aux crayons de Hervé Tullet  ( éd. Phaidon )

Le plus grand livre du monde de Richard Scarry ( éd. Albin Michel )

Mouk de Marc Boutavant ( éd. Albin Michel )

Dans la Boîte de Dorothy Kunhardt ( éd. Mémo )

Ours Molaire de Vincent Pianina ( éd. Hélium )

Coloriage! de Jochen Gerner ( éd. Milan )

Colors/ Lines / Dots d’Antonio Ladrillo ( éd. du livre )

 

dots Inside

         

Et j’ajouterais Grodada, les histoires de Choron, Schlingo et Rosse pour la revue du même nom qu’on a voulu rééditer avec L’Articho. Mais on n’a pas pu retrouver tous les dessins originaux.

 

Quelles sont vos sources d'inspiration ?

          Tout et n’importe quoi, mais surtout beaucoup de choses. Essayer de dénicher des livres rares dans les médiathèques ou les brocantes. Les magazines qui sont bourrés d’idées, de rubriques, de jeux, de plein de choses qui sont souvent des idées en germe à choper. Aller au centre culturel suisse feuilleter les livres de graphistes pointus. Instagram et les centaines de comptes intéressants avec des illustrateurs, des graphistes, des comptes qui montrent des vieux livres ou des jouets anciens. Les bons festivals comme Lanterna Magica, Formula Bula ou des petits festivals de microédition. Des endroits où les gens ont des idées pour faire les choses différemment. Le fanzinat est aussi une source riche à laquelle il faut s’abreuver. C’est dynamique et ça se renouvelle sans cesse. Impossible de s’ennuyer quand on suit cette scène.

Yassine Formulabula Inside

©Marc Bell

 

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ?

          J’ai envie d’organiser des festivals. J’ai beaucoup d’idées nouvelles pour ça. Et aussi un livre pour que les enfants fassent eux-mêmes leurs propres fanzines.  Essayer de les aider à cadrer ce qu’ils font assez tôt. Leur faire prendre conscience qu’ils peuvent facilement faire un fanzine et le reproduire à quelques exemplaires. Faire un objet avec ce qu’on produit c’est l’idée de diffuser, partager ce qu’on fait à une petite échelle, quelque chose de tangible. Mais aussi faire quelque chose qui soit plus important que soi-même comme disait Kubrick.

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?

          J’ai un projet de BD dans la collection Coco club qu’on lance bientôt à L’Articho. Une histoire de quête. Mais j’ai du mal à m’y mettre. Sinon j’espère pouvoir écrire prochainement un livre sur la pédagogie liée au dessin, sujet qui me fait réfléchir ces derniers temps.

On est un peu curieux, acceptez –vous de nous montrer votre bureau ?  Une petite photo ?

          Ça sera une capture d’écran de mon bureau d’ordinateur. C’est ça mon vrai bureau. Le fond d’écran c’est Caspar Friedrich, le peintre romantique. J’aime beaucoup ses paysages et en même temps ça ressemble beaucoup à un fond d’écran.

 

Bureau medium Capture décran 2020 11 26 à 23.33.46

 

Graphiste aux mains d'argent et mine d'or de connaissances, Yassine de Vos est souvent de la partie dans le petit milieu des événements graphiques parisiens. La diversité de ses centres d'intérêts vous a peut-être permis de le découvrir en tant qu'organisateur lors d'une exposition de Formula Bula, en tant qu'auteur au Monte-en-l'air pour la sortie d'un livre... Mais aussi, bien sûr, en tant qu'éditeur lors des publications de sa maison d'édition L'Articho où il officie en tant que graphiste, typographe, directeur artistique... aux côtés de son acolyte l'illustratrice Chamo.

Dernièrement, L'Articho a publié Couché de Vincent Mathy, un imagier décalé autour d'une posture que l'être humain associe instinctivement au repos, mais qui se révèle être multiple. A priori, couché, c'est dans un lit, alors pas de quoi en faire un imagier, et surtout pas pour les enfants. Détrompez-vous, si cet imagier s'adresse aux enfants à partir de 6 ans, il aborde des questions de société, bien plus philosophiques. Les enfants traînent sur le sol pour jouer, mais lorsque les adultes s'y mettent, c'est souvent pour des raisons beaucoup moins fun ! Intrigant, n'est-ce pas ? Son esthétique arrondie et vintage en décalage avec les sujets percutants  permet d'aborder en douceurs de vraies histoires de vie qui se tissent, sans qu'on ne les voit venir, entre deux images. Parfois sociétales, parfois politiques, la vie quoi !

 

yassine inside couche

© Vincent Mathy

 

Yassine, donc, nous a fait l'honneur d'habiller notre plaquette "Pom Pom Pom, des Nouveautés pour les 0/3 ans", compilation des achats de l'année pour les tout petits, en partenariat avec les structures de la petite enfance du territoire bagnoletais. Covid_19 oblige, elle a été soumise à certains contre-temps, mais elle est là, elle arrive, très bientôt... En attendant découvrez l'artiste, il a répondu à nos questions!

 Yassine Pom Inside

 

Comment êtes-vous devenu auteur/ illustrateur ?

          Au départ je faisais de la BD. Mais à un moment, c’est un milieu qui m’a un peu fatigué. Je le trouvais trop fermé sur lui-même. C’est moins le cas maintenant. J’avais besoin d’aller voir un peu ailleurs. Or l’illustration c’est le milieu le plus proche, qui est par essence plus ouvert car ça se connecte avec mille choses. Des fois, même des trucs vers lesquels on n’irait pas. J’ai par exemple fait une grande frise pour une plaquette d’une société qui fait des montages financiers pour les autoroutes. On se retrouve donc à faire des commandes inattendues comme ça. Beaucoup de gens ont besoin de dessin pour plein de raisons plus ou moins valables. Ce boulot-là était marrant au final.

          Après je me suis rendu compte que l’illustration ce n’était pas trop pour moi en fait. Le vrai truc qui m’intéresse avant tout  c’est le livre d’images. Et en particulier pour enfant car il y a une vraie tradition, une culture qui part dans tous les sens. L’enfance touche beaucoup de gens. Donc les enjeux liés au livre jeunesse pour moi sont multiples et passionnants. On ne peut pas s’ennuyer en s’engouffrant là-dedans même si parfois il faut un peu bousculer certaines habitudes conformistes des éditeurs, des illustrateurs. Il y a des automatismes, des habitudes très ancrées qu’il faut toujours combattre.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ?

          En fait ce n’est pas vraiment un choix mais une opportunité que j’ai saisie et qui se concrétise de manière agréable. C’est aussi la rencontre avec Chamo. On a formé un duo qui perdure. Au moment où moi je saturais de la BD ça faisait un moment qu’on se connaissait et qu’on parlait tout le temps de dessin. Le fait qu’elle se destine à ce secteur ça m’a fait m’engouffrer dedans. J’avais déjà une attirance pour ça. Car je suis attiré par tout ce qui est dessin. Mon ADN c’est la BD, et la BD c’est du dessin, mais c’est aussi des livres. La BD m’a amené au dessin et au livre. Quand on a toujours lu beaucoup de BD, on trouve ça naturel de raconter des histoires en images dans des livres. Je pense aussi que la BD c’est une culture qu’on choisit soi-même. Je veux dire par rapport au livre jeunesse qui passe par le truchement des parents. Et c’est important de se construire avec une culture qu’on embrasse. Dès 6 ans et pendant toute mon enfance j’étais un boulimique de BD et aussi de littérature à l’époque. Mais j’ai laissé tomber la littérature car ce qui m’obsède c’est les images, qu’elles racontent un truc ou pas. J’aime ce qui est formaliste. En ayant évolué, je pense maintenant que le livre n’est pas forcément voué au côté linéaire d’une narration. C’est un objet plus complexe. C’est ce potentiel auquel il faut s’intéresser. Même si les histoires c’est bien aussi.

Yassine chamo Inside

©Chamo

 

Y-a-t-il un livre qui vous a marqué lorsque vous étiez enfant ?

          Le livre qui m’a marqué c’est Le jamais content! au Père Castor. Livre que j’ai toujours trouvé moche. Pour moi c’était du consommable. Le coté broché un peu cheap et les dessins un peu lambda. Mais l’histoire est conçue comme un conte. Pour moi il n’y avait pas d’auteur. Je le voyais comme un produit lambda mais avec une histoire qui tranchait par rapport à l’allure du bouquin. Ce qui me plaisait c’est le côté farce un peu comique et aussi le titre très fort. Ça reste un récit important pour moi, même si je ne l’ai jamais relu. Ma personnalité est proche du jamais-content donc je reste attaché a cette histoire. Mais sinon j’aimais surtout la BD «  Gros nez » étant plus jeune. Le schtroumpf grognon c’est moi aussi.

Yassine lejamaiscontent Inside

 

Avez-vous un auteur de référence ? 

          J’ai toujours était boulimique au niveau lecture. Dans la BD y a eu Fred qui m’a marqué durablement, qui a un imaginaire très fécond et une conscience du médium qui m’a marqué. Dans le livre jeunesse c’est plus les œuvres que les auteurs qui me marquent.

          Je peux citer des livre qui me viennent comme ça spontanément et qui pour moi sont des classiques :

Paysages Purée de Natacha Lesueur ( ed. Quiquandquoi )

Bloup bloup  de Shuntarô Tanikawa, Sadamasa Motonaga ( éd. Mijade )

La cuisine aux crayons de Hervé Tullet  ( éd. Phaidon )

Le plus grand livre du monde de Richard Scarry ( éd. Albin Michel )

Mouk de Marc Boutavant ( éd. Albin Michel )

Dans la Boîte de Dorothy Kunhardt ( éd. Mémo )

Ours Molaire de Vincent Pianina ( éd. Hélium )

Coloriage! de Jochen Gerner ( éd. Milan )

Colors/ Lines / Dots d’Antonio Ladrillo ( éd. du livre )

 

dots Inside

         

Et j’ajouterais Grodada, les histoires de Choron, Schlingo et Rosse pour la revue du même nom qu’on a voulu rééditer avec L’Articho. Mais on n’a pas pu retrouver tous les dessins originaux.

 

Quelles sont vos sources d'inspiration ?

          Tout et n’importe quoi, mais surtout beaucoup de choses. Essayer de dénicher des livres rares dans les médiathèques ou les brocantes. Les magazines qui sont bourrés d’idées, de rubriques, de jeux, de plein de choses qui sont souvent des idées en germe à choper. Aller au centre culturel suisse feuilleter les livres de graphistes pointus. Instagram et les centaines de comptes intéressants avec des illustrateurs, des graphistes, des comptes qui montrent des vieux livres ou des jouets anciens. Les bons festivals comme Lanterna Magica, Formula Bula ou des petits festivals de microédition. Des endroits où les gens ont des idées pour faire les choses différemment. Le fanzinat est aussi une source riche à laquelle il faut s’abreuver. C’est dynamique et ça se renouvelle sans cesse. Impossible de s’ennuyer quand on suit cette scène.

Yassine Formulabula Inside

©Marc Bell

 

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ?

          J’ai envie d’organiser des festivals. J’ai beaucoup d’idées nouvelles pour ça. Et aussi un livre pour que les enfants fassent eux-mêmes leurs propres fanzines.  Essayer de les aider à cadrer ce qu’ils font assez tôt. Leur faire prendre conscience qu’ils peuvent facilement faire un fanzine et le reproduire à quelques exemplaires. Faire un objet avec ce qu’on produit c’est l’idée de diffuser, partager ce qu’on fait à une petite échelle, quelque chose de tangible. Mais aussi faire quelque chose qui soit plus important que soi-même comme disait Kubrick.

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?

          J’ai un projet de BD dans la collection Coco club qu’on lance bientôt à L’Articho. Une histoire de quête. Mais j’ai du mal à m’y mettre. Sinon j’espère pouvoir écrire prochainement un livre sur la pédagogie liée au dessin, sujet qui me fait réfléchir ces derniers temps.

On est un peu curieux, acceptez –vous de nous montrer votre bureau ?  Une petite photo ?

          Ça sera une capture d’écran de mon bureau d’ordinateur. C’est ça mon vrai bureau. Le fond d’écran c’est Caspar Friedrich, le peintre romantique. J’aime beaucoup ses paysages et en même temps ça ressemble beaucoup à un fond d’écran.

 

Bureau medium Capture décran 2020 11 26 à 23.33.46

 

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