Ce sujet est très fortement représenté dans les romans de la rentrée, avec des textes français, américains, libanais, ivoirien…

La difficulté à faire un chemin, une vie, à s’intégrer reste la déclinaison majeure de ce thème, traitée de manière psychologique (Cet amour, Yasmine Khlat) ou policière (Les autres américains, Laïla Lalami), de manière chronique (Black Manoo, Gauz) ou sur plusieurs générations (Sublime royaume, Yaa Gyasi). Elle peut aussi devenir un moteur pour dépasser les haines, par exemple dans Les lumières d’Oujda (Marc Alexandre Oho Bambe).

Ce sujet est aussi abordé sous l’angle du déchirement par rapport aux origines, de la perte d’identité avec Sublime royaume (Yaa Gyasi) et Là d’où je viens a disparu (Guillaume Poix) ou de la difficulté à quitter son pays, avec Abobo Marley (Yaya Diomandé).

Le racisme est un thème voisin : les romans précités l’évoquent fréquemment.

Il est surtout abordé dans les romans américains et britanniques, avec la ségrégation de jeunes garçons noirs violentés dans un centre d’éducation dans les années 1960 (Nickel boys, Colson Whitehead), le « racisme  ordinaire » des Etats-Unis et la difficulté d’être soi (Mississipi Solo, Eddy L. Harris ; L’autre moitié de soi, Brit Bennet). En Angleterre, c’est l’invisibilité de femmes noires, de tous âges, qui est racontée et dénoncée, par Bernardine Evaristo dans Fille, femme, autre.

A la médiathèque : 

OPAC Sélection de notices