Voici déjà notre dernière sélection de coups de cœur de la rentrée littéraire, et on termine par une belle catégorie : les romans étrangers traduits, qui nous permettent de saisir les bouleversements du monde, de découvrir des auteurs fabuleux et des traducteurs consciencieux dont le métier souvent ignoré est pourtant primordial.

 

Vous pouvez retrouver nos précédentes sélections sur les romans de langue française et les premiers romans, et nous vous proposerons bientôt une présentation par thématique pour s'y retrouver dans ce foisonnement de romans parus entre août et octobre 2020.

 

Bonne lecture !

 

 


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Résumé : Amma, Dominique, Yazz, Shirley, Carole, Bummi, LaTisha, Megan devenue Morgan, Hattie, Penelope, Winsome, Grace. Il y a dans ce livre plus de femmes noires que Bernardine Evaristo n’en a vu à la télévision durant toute son enfance. La plus jeune a dix-neuf ans, la plus âgée, quatre-vingt-treize.Douze femmes puissantes, apôtres du féminisme et de la liberté, chacune à sa manière, d’un bout du siècle à l’autre, cherche un avenir, une maison, l’amour, un père perdu, une mère absente, une identité, un genre – il, elle, iel – une existence et, au passage le bonheur.

 

Notre avis : elles sont femmes, elles sont noires, elles vivent au Royaume-Uni, elles luttent tous les jours pour sortir des stéréotypes dans lesquels on les enferme, et tentent de briser ce double plafond de verre qui pèse sur leurs épaules. Elles tentent de se construire, de porter leurs identités chacune à sa manière. Amma, Bummi, LaTisha, Shirley, Carole, Penelope, Morgan, Hattie… Autant de noms pour autant d’époques et de situations que contient cet impressionnant roman choral dense, riche de personnages, de points de vue, de réflexions sociétales brillantes, et qui se lit pourtant d’une traite. On se plonge volontiers dans les bribes de vie de toutes ces femmes d’hier et d’aujourd’hui.

 

 

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Résumé : Gifty, américaine d’origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et reste enfermée dans sa chambre. Au fil de souvenirs d’enfance émouvants, Gifty s’interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres.

 

Notre avis : un livre sur la difficulté d’être face au cataclysme de la perte, sur le désespoir, sur le racisme, sur la difficulté de communiquer et de se comprendre entre générations lorsque l’on est issus de l’immigration, sur la transmission, mais c’est aussi un livre qui laisse place à l’espoir et à la renaissance. Sa forme singulière entre flashbacks, souvenirs, et pensées intimes de Gifty nous plonge au coeur de son ressenti.

 

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Résumé : au 17ème siècle, sur une île à l'extrême nord de la Norvège, un village perd ses hommes en mer. Les femmes font face, pour vivre. L'arrivée d'un administrateur, Absalom Cornet, marque la mise au pas, sociale et religieuse, de la communauté et des "sorcières" de l'île. Mais Ursa, sa femme, mariée par contrainte, tisse une relation amicale forte avec Maren, une jeune femme du village.



Notre avis :  un roman documenté, haletant, sur une période de l'histoire de la Scandinavie : la lutte contre les "sorcières" et la christianisation des peuples samis du nord. Une grande finesse des personnages, des femmes, et de leurs relations... Une histoire qui résonne dans notre monde contemporain.  

 

 

 

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Résumé : Caroline du Nord. Darl Moody vit dans un mobile home sur l'ancienne propriété de sa famille. Un soir, alors qu'il braconne, il tue un homme par accident. Le frère du défunt, connu pour sa violence et sa cruauté, a vite fait de remonter la piste jusqu'à lui. Un face à face impitoyable s'engage alors. Avec Ce lien entre nous, David Joy esquisse un nouveau portrait noir des Appalaches. Quelle rédemption pour ces régions violentes et magnifiques, réduites au désespoir ? Seul un grand écrivain est capable de nous donner une réponse.

 

Notre avis : la violence est au cœur du dernier roman de l'américain David Joy. Celle d'un accident, la violence d'un choix, celle en retour de la vengeance, la violence faite à la famille, à la communauté, la violence d'une société enfin. Et pourtant, malgré tout ça, David Joy arrive à nous parler d'humanité, à placer l'homme au cœur du roman. Cette violence n'est pas justifiée mais mise en contexte, elle n'est pas un aboutissement mais une conséquence. Le tout dans le décor magnifique mais rude des Blue Ridge Mountains, la partie orientale des Appalaches, dans la Caroline du Nord. Un bien beau roman noir...

 

 

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Résumé : par un fébrile soir d’été, quatre anciens camarades de lycée désormais trentenaires se trouvent par hasard réunis à New Canaan, la petite ville de l’Ohio où ils ont grandi. Bill Ashcraft, ancien activiste humanitaire devenu toxicomane, doit y livrer un mystérieux paquet. Stacey Moore a accepté de rencontrer la mère de son ex-petite amie disparue et veut en profiter pour régler ses comptes avec son frère, qui n’a jamais accepté son homosexualité. Dan Eaton s’apprête à retrouver son amour de jeunesse, mais le jeune vétéran, qui a perdu un œil en Irak, peine à se raccrocher à la vie. Tina Ross, elle, a décidé de se venger d’un garçon qui n’a jamais cessé de hanter son esprit.

 

Notre avis : 10 ans séparent l’action qui se déroule actuellement de ces quatre années charnières qui auront transformé la vie de ces quatre adultes trentenaires que nous suivons dans ce roman. Ils sont tous sur le chemin du retour dans la ville (fictive) de New Cannaan, Ohio, tous et toutes plus ou moins abimés, meurtris, en manque, en attente de réponses... Âpre, violent, souvent désespéré, c’est un magnifique roman noir choral, dans une Amérique traumatisée par le 11 septembre, ruinée par la crise des subprimes, déboussolée par l’absurdité politique de la fin des années 2010.

 

 

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Résumé : un écrivain israélien à succès qui ressemble étrangement à l’auteur a accepté de répondre aux questions d’internautes sur ses livres. Chaque interrogation l’amène à s’ouvrir sur le couple qu’il forme avec Dikla, à avouer ses relations compliquées avec ses enfants ou encore à partager ses angoisses pour son meilleur ami, Ari, atteint d’un cancer. Sa vie tombe en ruine et ce questionnaire lui permet d’en parcourir les méandres, tissant la toile de sa propre histoire, au sein de laquelle il va et vient dans le temps, laissant progressivement apparaître les instants décisifs.

Notre avis : un écrivain israélien déprimé, en guise de dernier roman, répond aux questions de lecteurs. L'occasion pour lui de revenir avec humour sur son couple qui se délite, ses enfants qui s'éloignent ; avec gravité sur son ami Ari malade, et les amitiés perdues. L'ironie est omniprésente, on sourit fréquemment au portrait de cet écrivain juif israélien, qui va quelquefois jusqu'à la caricature, mais sans lourdeur.

 

 

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Résumé : dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à cœur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

 

Notre avis : pour écrire cette fiction poignante, Colson Whitehead s’est inspiré de faits réels, en s’appuyant sur la découverte en 2014 d’un charnier d’enfants juste à coté d’une ancienne maison de correction, la Dozier School of Boys. Y ont été exhumés des dizaines de squelettes, de jeunes Noirs probablement, portant d’affreuses traces de coups, et enterrés sans sépulture. Les anciens pensionnaires savaient l’horreur qui s’y tramait, mais il fallut attendre des fouilles universitaires pour rendre visibles leurs témoignages. On ne peut s'empêcher de faire un glaçant parallèle avec la situation actuelle des Afros-Américains, dont les récents événements viennent raviver la plaie encore béante du racisme et de l’oppression subis encore aujourd’hui.

 

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Depuis plusieurs mois, l'instabilité politique, la crise économique, les soulèvements de la population à Beyrouth et plus récemment, l’explosion d’un stock de nitrate d'ammonium dans la zone portuaire de la capitale ont conduit le Liban sur le devant de la scène internationale.

L’occasion de (re)découvrir la littérature contemporaine de ce pays façonné par une histoire complexe et caractérisé à la fois par le multiculturalisme et par le communautarisme.

La guerre (1975-1990) a levé les interdits et ouvert le champ à la narration ; elle a donné naissance au roman moderne libanais, marqué par une liberté de ton, une crudité contrastant avec la police et le lyrisme du roman « classique ».

De nombreux livres se font le miroir et la mémoire de la guerre : l'immeuble de Mathilde de Hassan Daoud (1998), microcosme de la société libanaise et de ses communautés, Poste restante, Beyrouth ? de Hanan El-Cheikh (1995), où la narratrice fait part de ses doutes et de ses interrogations (faut-il quitter Beyrouth?), Ville à vif de Imane Humaydane-Younes (2004), portrait de quatre femmes qui réagissent différemment face au conflit, et plus récemment Mauvaises herbes de Dima Abdallah (2020), retraçant l'enfance de la narratrice pendant la guerre, l'exil en France, la séparation d'avec son père, colosse aux pieds d'argile et le traumatisme qui s'en est suivi. Sous un angle singulier, La pierre du rire d' Hoda Barakat traite la question de l'homosexualité dans le pays en guerre : qui est l'ennemi ?

le jeu des hirondelles

Le conflit a également affermi la voix des femmes autrices : Zeina Abirached, en bandes-dessinées, Hoda Barakat, Yasmine Char, Hanan El-Cheikh, Imane Humaydane, Alawyia Sobh, Hyam Yared...ont vécu la guerre dans leur jeunesse ou dans leur enfance, ou ne l'ont mêle pas connu.

Les femmes deviennent aussi les sujets centraux des textes : dans Le cimetière des rêves (2000), recueil de nouvelles de Hanan El-Cheikh, composition des portraits de femmes arabes indépendantes ou dans le Livre des Reines de Joumana Haddad (2019), quatre femmes s'opposent à la fatalité, au Moyen-Orient. Sous la tonnelle de Hyam Yared (2009) rapporte les souvenirs d'une grand-mère décédée ; femme généreuse et frondeuse, veuve très tôt, refusant, pendant le conflit, de quitter sa maison située sur la ligne de démarcation entre Beyrouth Est et Beyrouth Ouest. Plus récemment, Cinquante grammes de paradis d’Imane Humaydane (2017) retrace l’enquête menée par Maya, à partir d’un sac abandonné dans un immeuble en ruine, sur Noura, sa propriétaire, journaliste syrienne amoureuse d’un stambouliote. Cette enquête, marquée par la domination patriarcale et le joug confessionnel, bouleverse la vie de Maya.

Enfin, la rigidité de la société libanaise traditionnelle, du patriarcat et de ses communautés, apparaît en filigrane dans plusieurs romans et fait l'objet d'une critique explicite, par exemple dans Fais voir tes jambes, Leïla, (2006) de Rachid El Daïf, où le fils se fait contempteur de son père, qui prend ses libertés ; ou dans Mariam ou le passé décomposé (2007) d'Alawyia Sobh, retraçant l'histoire d'une famille marquée par la violence de l'oppression masculine.

Ces romans contemporains, pour la plupart écrits en arabe (et en anglais), sont publiés en France par quelques maisons d'édition exploratrices de ce champ littéraire du Moyen-Orient : Actes Sud (collections Mondes arabes), principalement, mais aussi Sabine Wespieser, Gallimard (collection Du monde entier), Verticales, les Escales...

Pour en savoir plus : Table ronde avec Hoda Barakat, Charif Majdalani, Jabbour Douaihy et Elias Khoury, animée par Gérad Meudal au LIFE - Base sous-marine de Saint-Nazaire. 13 novembre 2014.

 

Les romans libanais disponibles à la médiathèque :

 

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Prenez garde aux petits bruits qui peuvent venir de derrière votre porte, évitez de laisser traîner une tronçonneuse dans votre salon, pensez à garder un œil ouvert pendant votre sommeil et si une vieille Plymouth Fury 58 vous fait de l’œil, changez de trottoir... Halloween nous donne le prétexte de ressortir quelques romans de nos collections, dont certains titres ou auteurs vous seront sûrement familiers, ne serait-ce que par les films issus de ces angoissants récits.

Classiques ou textes plus récents, plongez dans cette sélection déconseillée aux cœurs sensibles...

 

Mais pour vous mettre dans l'ambiance, rien de tel q'un petit film proposé par Arte (déconseillé aux plus jeunes) sur le roi du fantastique et de l'horreur, l'incontournable Stephen King. Un film disponible jusqu'au 21 décembre 2020 !

 

 

La capacité à penser clairement et logiquement conduit à de bonnes décisions et je crois que la capacité de penser clairement augmente avec la capacité de lire."

Stephen King

 

 En conclusion, même si vous risquez d'avoir un peu (beaucoup) peur, ruez-vous sur cette sélection revigorante !

 

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Joaquín Salvador Lavado Tejón, plus connu sous le pseudonyme de Quino, vient de nous quitter à l'âge de 88 ans.

 

Scénariste et dessinateur de bande dessinée argentin, il crée en 1962 le personnage satirique de comic strip Mafalda, petite fille au carré noir ébouriffé et au nez en bille, à travers laquelle il partage sa vision du monde qui l'entoure.

Surnommé le "Sempé argentin", Quino laisse derrière lui une œuvre humaniste et engagée où l'humour se mêle à la dénonciation subtile des travers de notre société.

 

 

 

Retrouvez une sélection de documents empruntables à la Médiathèque :

 

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C'est au restaurant Le Drouant, situé dans le 2ème arrondissement de Paris, que le Prix Goncourt 2020 sera remis. Le plus prestigieux des prix littéraires est attribué chaque année au début du mois de novembre.

Depuis 1903, la remise de ce prix rythme la rentrée littéraire en France, mais que savez-vous exactement des romans cachés derrière ce prix ? 

Voici quelques éléments de réponses !

 

- Les Goncourt, ce sont deux frères, Edmond (1822-1896) et Jules (1830-1870), deux écrivains français du XIXe siècle qui tinrent un journal à quatre mains. Ce journal qui fut célèbre pour son côté "langue de vipère" reste un témoignage sans égal sur la scène littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.

- Le prix Goncourt récompense un·e auteur·e d'expression française. Il a été crée par le testament d'Edmond de Goncourt en 1892. L' Académie Goncourt, est fondée en 1902. John-Antoine Nau sera le premier auteur récompensé en 1903 pour son roman Force ennemie publié aux éditions de La Plume.

- Si la dotation du prix n'a pas de quoi faire rêver (un chèque symbolique de 10 euros), c'est par son effet sur les chiffres de vente que l'auteur (et l'éditeur) est récompensé (en plus de la récompense symbolique !).

- Le prix Goncourt 2019 a été remis à Jean-Paul Dubois pour son roman Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon publié aux Editions de L'Olivier.

- Le plus ancien prix Goncourt disponible à la Médiathèque est, sans surprise, A l'ombre des jeunes filles en fleurs, de Marcel Proust récompensé en 1919. Une attribution qui fit scandale à l'époque dans les salons littéraires qui  lui auraient préféré Roland Dorgelès et son roman "Les croix de bois", comme nous le raconte Thierry Laget dans son ouvrage Proust, prix Goncourt : une émeute littéraire, paru chez Gallimard en 2019.

Elsa Triolet- Comme nous l'a rappelé une de nos fidèles lectrices, Elsa Triolet fut la première femme à obtenir le prix Goncourt en 1944 pour son recueil de nouvelles, Le premier accroc coûte deux cents francs (phrase qui annonçait le débarquement en Provence) écrit sous le pseudonyme de Laurent Daniel, en hommage à Laurent et Danielle Casanova déportée à Auschwitz. Ce texte, qu'elle publie en 1943 aux éditions de Minuit, alors qu'elle est entrée en clandestinité avec son mari Louis Aragon, sera complété par trois autres nouvelles et obtiendra en 1945 le prix Goncourt, au titre de l'année 1944. Cette année est le 50e anniversaire de la mort d'Elsa Triolet. Même si nous n'avons pas (plus ?) ce roman, vous pouvez retrouver d'autres ouvrages d'Elsa Triolet dans nos collections en cliquant ici !

- Les Goncourt, ce sont aussi des auteurs qui sont venus à la Médiathèque : Nicolas Mathieu en 2019, aux côtés de Marion Brunet, est venu nous parler de Leurs enfants après eux dans le cadre du festival Hors Limites. Laurent Gaudé, récompensé en 2004 pour Le Soleil des Scorta est venu toujours dans le cadre du Festival Hors Limites en 2016 pour parler de la littérature de l'exil !

- Nous avons aussi, parmi nos lecteurs inscrits à la Médiathèque, un Goncourt dont nous tairons le nom par discrétion...

- Les prix Goncourt, ce sont des romans adaptés au cinéma : Capitaine Conan, écrit par Roger Vercel prix Goncourt 1934 et adapté par Bertrand Tavernier en 1986 ; Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2018 pour Au revoir là-haut, adapté par Albert Dupontel ; Week-end à Zuydcoote, le roman de Robert Merle récompensé en 1949 et adapté par Henri Verneuil ; Léon Morin, prêtre, le livre de Béatrice Beck, Goncourt 1952 adapté par Jean-Pierre Melville ; L'Amant, Goncourt 1984 écrit par Marguerite Duras et adapté par Jean-Jacques Anaud ; Chanson douce, le prix Goncourt 2016 de Leïla Slimani adapté en 2019 par Lucie Borleteau.

- Le prix Goncourt, c'est aussi l'impossibilité théorique de voir ce prix attribué deux fois au même auteur et pourtant Romain Gary sera doublement récompensé, la première fois en 1956 avec Les Racines du ciel, et la seconde fois en 1975 avec La vie devant soi, mais sous le pseudonyme d'Emile Ajar !

- Refuser son prix Goncourt, c'est ce qu'a fait Julien Gracq en 1951 pour Le Rivage des Syrtes, paru aux éditions Corti.

"J'avais pris, il y a plus d'un an, résolument parti contre les jurys littéraires. Je reconnais aussi très volontiers qu'il y a parmi eux certains suffrages qu'aucun écrivain n'a le droit de récuser sans une intolérable grossièreté.

Mais ceci dit, je ne puis, comme je l'ai indiqué clairement, faire autrement que refuser le prix qui m'est décerné."

- Le prix Goncourt reste en grand majorité un prix masculin ! Il aurait couronné 9,5% de femmes depuis sa création en 1904 ! Depuis 2010, seules 2 femmes ont été couronnées : Lydie Salvayre pour son roman Pas pleurer en 2014 et Leïla Slimani en 2017 pour Chanson douce. Que nous réserve 2020 ? Le prix Femina sera créé en 1904 par vingt-deux collaboratrices du magazine La Vie heureuse, afin de constituer une contre-proposition au prix Goncourt ! Une sélection à venir bientôt sur ce site !

- Il existe aussi un prix Goncourt des lycéens crée en 1988 avec la bienveillance de l’Académie Goncourt. Il est organisé par la Fnac et le ministère de l'Éducation nationale, et le jury est constitué d'environ 2 000 élèves. En comparaison avec son ainé, le Goncourt des lycéns a récompensé depuis 2010 quatre femmes pour cinq hommes. Son jury serait-il plus représentatif ? Obtiendra-t-on la parité avec le cru 2020 ?

Au-delà de ces anecdotes, il reste des romans, que vous aimerez ou détesterez ! Partez à la découverte de ces livres avec notre sélection ci-dessous !

Bonnes (re-)découvertes !

 


 

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Présentation du mouvement

Le mouvement Black lives matter ("les vies noires comptent") est né en 2013, en réaction à l’acquittement du meurtrier de Trayvon Martin, jeune noir, en Floride. Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi, militantes de la cause noire, appellent à partager des récits sur la vie des noirs sur des comptes dédiés sur les réseaux Tumblr et Twitter.
Le slogan, repris lors de manifestations, se répand rapidement.


Les trois femmes créent ce mouvement, héritier du Black Power et des droits civiques, avec une forte visée inclusive, apolitique et non-religieuse. Le plan « Une Vision pour les Vies Noires : Revendications Politiques pour le Pouvoir, la Liberté et la Justice Noirs » (2016) porte sur six demandes :
- « Mettre fin à la guerre contre les personnes noires.
- Des réparations pour les torts passés et présents.
- Un désinvestissement des institutions qui criminalisent, emprisonnent et font du mal aux personnes noires ; et investissement dans l'éducation, la santé et la sécurité des personnes noires.
- La justice économique pour tous et reconstruction de l'économie pour assurer à nos communautés la propriété commune, et non le simple accès.
- Le contrôle communautaire des lois, institutions et politiques qui nous affectent le plus.
- Un pouvoir noir indépendant et une autodétermination noire dans tous les domaines de la société.»

Avec le meurtre d’Eric Garner (New-York, 2014), ceux de Michael Brown (Ferguson, Missouri, 2014), puis de Jonathan Ferrel, John Crawford, Ezell Ford, Walter Scott, Freddie Gray, Sandra Bland, et plus récemment celui de George Floyd (Minneapolis, Minnesota) et les violences policières contre Jacob Blake (Kenosha, Wisconsin), le mouvement Black lives matter prend une forte ampleur.

Le slogan s'étend hors des frontières nord-américaines.


Cette bibliographie porte strictement sur des documents de fiction, bandes-dessinées, romans, films, qui ont pour thème principal la vie des noirs, à différentes époques de l’histoire - de l’esclavagisme à l’époque contemporaine, en passant bien sûr par la période ségrégationniste- principalement aux Etats-Unis, mais aussi dans d’autres pays (Afrique du Sud).


Sources : Wikipédia - Le Monde - Site Web du mouvement: https://blacklivesmatter.com/

 

 

Film sur l'histoire du mouvement Black lives matter (en anglais)

 

Podcast France Culture : le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis

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